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mardi 23 juillet 2013

Qu' est-ce que l' intégration sociale ?








  


 

    Le concept de "social interest" (intégration sociale) a été inventé par
Alfred Adler; il caractérise, en gros, les façons dont nous entrons en
relation avec autrui. Il procède de l' estime de l' estime de soi, qui
caractérise la relation que l' on a avec soi-même. L' intégration sociale
découle naturellement de l' estime de soi , car le besoin de communiquer
avec les autres, de créer des liens avec eux, est un besoin humain. Ce n' est
pas un hasard si j' aborde ces nouvelles questions  relationnelles après
avoir traité les questions individuelles: il est  fondamental d' apprendre
l' estime de soi et de concentrer ensuite ses  efforts sur les questions sociales.
Le modele occidental ne nous enseigne pas à nous aimer nous-mêmes en
premier il saute directement à l' amour des autres. Nous ne saurions aimer
un tiers si nous ne savons comment nous aimer nous-memes . Et nous ne
saurions recevoir l' amour des autres si nous ne jugeons pas dignes d' être
aimés. A partir du moment où nous nous aimons nous-mêmes et savons que 
nous méritons d' être aimés, l' intégration sociale s' acquiert de facon naturelle.
Nous nous comportons tout simplement vis-à-vis des autres comme nous
avons appris à nous comporter vis-à-vis de nous-memes . Nous les acceptons,
nous les soutenons, nous leur pardonnons, nous nous abstenons de les juger
et nous nous en détachons quand cela est nécessaire. Nous ne pouvons en
aucune facon agir ainsi envers les autres tant que nous n' avons pas l'
habitude  de le faire vis-à-vis de nous-memes.

   Pour acquérir l' intégration sociale - c'est à dire avoir des relations saines
avec autrui - nous devons commencer par subvenir à nos propres besoins.
Les bonnes relations avec les autres, claires et nettes, ne sauraient
s' embarasser d' exigences névrotiques, d' illusions et de vaines attentes.
L' intégration sociale ne consiste pas à satisfaire nos propres besoins par
les autres, elle n' a rien à voir avec les relations de dépendance et de
domination. L' intégration sociale concerne notre intérêt pour nos semblables,
la facon dont nous les acceptons et dont nous les encourageons. Nous aimons
les autre, nous échangeons avec eux, nous les soutenons et les comprenons tels
qu' ils sont, sans chercher à les changer ni à nous ingérer dans les décisions qui
 leur reviennent.

     Le fait de s' engager au service des autres constitue un de nos défis 
suprêmes. Nos relations avec eux sont également source de certaines de nos
joies les plus pures. Beaucoup préfereraient renoncer à l' estime d' eux-memes
pour devenir des ermites. Notre préférence est d' acquérir l' estime de
 nous-memes et de vivre au milieu des autres. A priori, cela semble une
tache herculéenne car il nous faut répondre aux questions suivantes:
quand dois-je m' occuper de moi-même et quand dois-je m'occuper des autres ?
Quand peut-on donner de soi-meme sans se vider ? Quand pouvons-nous
recevoir  des autres sans dépendre d' eux ? A quoi ressemblent des
relations amoureuses saines ? Quand devons-nous nous montrer
persévérants, et quand devons-nous faire preuve de détachement ?
Comment cultiver  l' estime de soi quand personne autour de nous n' a
 choisi de le faire, ni  ne se rend compte de ce que cela signifie?


J' espère,  chers lecteurs et amis, que vous trouverez dans les articles qui 
vont suivre les réponses à ces questions délicates.

dimanche 21 juillet 2013

Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres ?




 


     








  Le modèle occidental activiste nous a appris à être compétitif. Notre
éducation et notre instruction nous ont enseigné à insister sur ce qui nous
démarque des autres. On nous a appris à attacher de l' importance aux rôles,
aux façades, au statut social, à l' argent, aux vêtements, aux diplômes- bref,
aux signes extérieurs de succès- des autres et à les comparer avec les nôtres;
tous ces éléments extérieurs nous permettent , vis-à-vis de chaque personne,
de nous sentir soit inférieurs soit supérieurs. Tant que nous avons recours à
ce modèle pour y conformer notre existence, nous observons tout le monde
d' un œil critique; notre œil qui juge n' observe que les différences
qui nous démarquent d' autrui. Quand nous avons  pris l' habitude
de regarder le monde de cette façon pendant des années, nous perdons
de vue les ressemblances qui  nous rapprochent des autres; nous ne pouvons
 plus voir la nature commune que nous partageons. Le fait de
focaliser notre attention sur les différences et non sur les ressemblances
nous conduit tout droit à perdre notre sentiment d' intégration.
Sans intégration, nous  nous sentons perdus, seuls et malheureux.

       Ce que les autres aiment en nous, ce à quoi ils se réfèrent pour
communiquer avec nous, ce ne sont pas nos caractéristiques individuelles
uniques, nos différences; paradoxe: ce sont nos ressemblances. En qualité
 d' êtres humains, nous partageons avec nos frères notre facon de sentir, 
de réagir, notre capacité de comprendre les autres et d' éprouver de la 
compassion commune. Peut-etre ne réagissons-nous pas de la meme facon
que quelqu'un d' autre à un évènement donné, mais nous reconnaissons tout 
de suite l' identité du sentiment.
 Nous sommes uniques dans la façon dont nous nous comportons, mais
 non pas dans la façon dont nous ressentons les choses.
Chacun de nous sait ce qu'est la souffrance même si chacun a des raisons
particulières de souffrir. Nous nous sentons différents des autres quand
nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d'
autrui. Le fait de nier, d' ignorer ou tout bonnement de ne pas percevoir
l' importance des autres, aboutit à l' égocentrisme. En nous percevant
nous-mêmes comme différents, nous sommes incapables de communiquer
sur ce substrat humain que nous avons tous en commun.
 Cela signifie que nous sommes incapables de voir que tous les hommes
 luttent pour donner un sens à ce monde fou et devenir ainsi des héros.
Le fait de se sentir différent et de  concentrer son attention sur ces
différences  aboutit à la solitude.
La plupart d' entre nous se tourne vers les autres pour remédier
à leur solitude. Avoir besoin des autres pour être remis d' aplomb,
c' est la bonne définition de l' égocentrisme.

Nous avons besoin des autres, mais nous ne leur accordons pas de valeur
à cause de leurs différences. Nous construisons nous-mêmes le piège de la
solitude,qui se referme sue nous; nous disons : "J' ai besoin de toi mais tu ne
peux pas m' aider car tu es différent de moi; par conséquent tu ne peux
me comprendre, parce que tu n' as pas fait tout ce que j' ai fait. Ce qui nous
rend unique, c' est notre " expérience " : personne n' a vécu exactement la
même chose que vous, personne ne s' est comporté exactement comme
vous. Donc, à ce niveau, vous êtes effectivement différent de tout le monde.
Mais à un autre niveau, plus élevé, vous souffrez de la même vulnérabilité,
vous partagez les mêmes sentiments que les autres.

C' est cela que signifie  être semblable: partager son humanité.

       La psychologie de groupe est très intéressante de ce point de vue car
 elle permet de constater rapidement nos ressemblances et de les partager.
Les choses qui nous font réagir sont peut-être différentes, mais le fait que
nous réagissions est commun. Nous ne pouvons pas entièrement communiquer
notre expérience, mais nous pouvons exprimer les sentiments qu' elle a
provoqués en nous. Par exemple, personne n' a le même conjoint que moi,
 mais tout le monde peut comprendre la colère que je ressens vis-à-vis de
 mon conjoint, car tout le monde a éprouvé un jour ou l' autre des sentiments
semblables vis-à-vis d' un membre de sa famille. Personne ne fait exactement
les mêmes erreurs que j' ai faite jusqu’ à aujourd’hui mais tout le monde 
connaît la sensation d' avoir fait des erreurs.

Nous pouvons partager notre découragement et notre besoin d' être
encouragés. Nous pouvons partager nos déceptions dans notre lutte pour
 être le meilleur possible.  
Nous sommes semblables par nos bons cotés et par notre besoin
de nous épanouir au mieux.  
Nous sommes semblables  par la difficulté que nous éprouvons à donner
un sens à la vie. 
Nous nous ressemblons par la façon dont nous nous attachons aux gens,
par la façon  dont nous voulons faire du bien autour de nous et
par notre perplexité  quant à la façon de nous y prendre.  
Nous nous ressemblons dans nos  déceptions,nos égarements et nos luttes.



Le fait de reconnaître ces ressemblances crée un sentiment d' appartenance
qui favorise le processus d' acquisition de l' estime de soi. Le sentiment 
d' intégration, le fait de reconnaître nos ressemblances et le fait de 
communiquer  avec autrui sont autant de raisons pour développer 
notre intégration sociale. 











































































jeudi 4 juillet 2013

Pourquoi ai-je tellement honte de demander de l' aide ?













Un des grands paradoxes de notre époque consiste dans le fait que la véritable faiblesse

passe pour de la force et vice-versa. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les

demandes d' aide. Il faut beaucoup de courage pour reconnaître que l' on ignore quelque chose,

que l' on a peur ou que l' on est perdu.On nous a éduqués à croire qu' il nous faut savoir et que

c' est mal d' avoir peur.

On nous a inculqué que toute forme de demande est un aveu de faiblesse :

"Les hommes ne pleurent pas; les femmes ne se mettent pas en colère; les enfants n'

ont pas droit à la parole "

Nous sommes sensés être forts; maîtres de nous et invincibles. Nous sommes sensés nous

hisser au-dessus de notre nature humaine.

Pourquoi ? Toutes les réponses à ce pourquoi se trouvent dans le moi faible. Nous voulons

paraître bons aux yeux des autres. Nous voulons avoir l' air de ce que nous ne sommes pas;

nous voulons tromper notre monde. Le problème c' est que, en trompant notre monde, nous

nous trompons nous-mêmes. Nous perdons de vue ce que nous sommes et ce que nous

voulons en vérité. Il serait bien plus simple d' être ce que nous sommes, de ressentir ce que

nous ressentons et de ne pas avoir peur de nous montrer faibles à l' occasion.

Paradoxalement, c' est quand nous reconnaissons nos faiblesses que nous faisons preuve de

force, et c' est lorsque nous nions nos faiblesses que nous les étalons au grand jour.

Nul ne peut être parfait, tout le monde a besoin d' aide de temps à autre. Le fait de ne

pas reconnaître cette évidence est une illusion dangereuse. La douloureuse réalité, c' est

que nous sommes, en définitive, seuls, et que c' est à nous qu'incombe la responsabilité de

nous changer; cela, ce n' est pas une illusion. Mais il nous faut des guides pour nous mettre

sur le chemin, nous soutenir et parfois nous encourager à rester sur la bonne voie, la voie qui

nous mène au centre de nous-mêmes. ce n' est pas une faiblesse d'avouer que nous ne

pouvons pas faire cela tout seuls.Ce n' est pas une une faiblesse que de demander de

l' aide. Il peut être utile de nous représenter nos guides comme des agents de la circulation;

ils nous montrent où aller, où nous arrêter, quand redémarrer en toute sécurité, mais ils ne

peuvent pas nous prendre sur leurs épaules pour nous mener à notre destination. Ils nous aident

à éviter de nous engager dans des impasses, ils nous donnent des instructions quand nous

sommes perdus.

 Si vous vous éprouvez le besoin

de vous faire aider mais que vous

craignez de vous faire taxer de

faiblesse, demandez-vous qui vous

trouvera faible.




Chaque personne qui a besoin d' être aidée apporte quelque chose

 la personne aidante. Si vous vous inquiétez de l' opinion des autres,

rappelez-vous que  vous ne pouvez maîtriser ce que peuvent ou ressentent

les autres;  vous n' êtes responsable que de vous-même. Les autre peuvent

 penser ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas vivre votre vie à votre place.

C' est à vous qu' il incombe de prendre le soin de vous occuper de vous-meme,

laissez leur le soin de soin de s' occuper d' eux-memes. Si vous redoutez de vous

sentir faible en demandant de l' aide, faites le meilleur accueil à ce sentiment :

c' est le premier pas dans votre lutte contre le moi faible. Reconnaissez que

vous vous sentez faible, et demandez quand meme.

Vous ferez ainsi preuve de courage. Meme un héros ne se sent pas fort en

permanence; Les moments de grand courage s' accompagnent souvent de

sentiments de faiblesse et d' inadaptation.

« le sentiment que l’homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout

quand il la mérite », écrivait Honoré de Balzac. 

Souvenez-vous : la faiblesse n' est pas un sentiment.

C' est un état d' esprit que l' on vous a inculqué et c' est le modèle dans lequel on

vous a élevé qui est faible. Il n' est pas conçu pour conduire à l' équilibre ou à 

l' estime de soi, il n' apporte pas une méthode positive pour aborder la vie.