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mercredi 25 décembre 2013

Bonnes fetes





        La journée de Noel touche à sa fin . J' espère que vous avez passé
une belle journée. Que  vous soyez croyants ou non, cette période de
 l' année qui  correspond au solstice d' hiver est propice aux réunions
familiales ou amicales . Oubliez vos sujets de discorde, faites la paix avec
vos proches et soyez en paix avec vous- même.
Je vous souhaite bonheur , paix et amour.

 


mercredi 23 octobre 2013

Pourquoi ne puis-je tomber amoureux d' une personne qui me convienne?




     






          Nos relations amoureuses avec les autres reflètent souvent les
relations que nous avons avec nous-mêmes. Si nous ne nous sentons
 pas en sécurité avec nous-mêmes, nous tombons amoureux de personnes
qui ne nous aiment pas. Si nous ne nous sentons pas dignes d' être aimés,
nous ne nous sentirons pas attirés par ceux qui nous aiment. Nous nous
sentirons attirés par les personnes dont nous nous jugeons dignes. Si nous
croyons mériter d' être punis ( ne fût-ce qu’inconsciemment ), nous nous
trouverons quelqu'un qui nous détruira: nos amours reflètent ce que,
au fond, nous ressentons. Si nous nous sentons positifs vis-à-vis de nous-
mêmes, nous créerons des liens avec une personne positive et bien dans
sa peau. Si  nous sommes négatifs, nos amours refléteront ce négatif.

                
                         En amour,  on récolte toujours ce que l' on sème .


          La recherche du conjoint (adéquat) est donc un exercice parfaite-
-ment vain. Personne ne convient, sauf soi-même, à soi-même . Statistique-
-ment, il existe des milliers de personnes avec lesquelles chacun peut être
compatible. Le secret, mais ce n' est pas la potion magique, pour en
trouver une , c' est d' être compatible avec soi-même. Alors, et seulement
alors, de bons partis se présenteront. Finissez-en avec vos vaines attentes:
à quoi ressemblera -t-il/elle ? Que fera-t-il/elle pour moi? Focalisez
plutôt votre attention sur ce à quoi vous ressemblez, sur ce que vous êtes
sur ce que vous êtes disposé à faire pour vous-même. Cessez vos
recherches. Sentez-vous bien en compagnie de vous-même. Entraînez-
vous à vous sentir à l' aise dans le célibat. Il n' est jamais aussi facile
d' apprendre l' estime de soi et de s'y entraîner que lorsque l' on est
seul. Une fois que vous serez habitué à prendre soin de vous-même
à répondre à vos propres besoins, le défi posé par la vie de couple
ne risquera plus de vous écraser. Si vous êtes incapable de prendre
soin de vous-même tant que vous vivez seul, vous aurez beaucoup plus
de mal à l' apprendre une fois que vous serez engagé avec quelqu'un.


        La plupart des gens ne se posent la question de l' estime de soi
qu' une fois installés en couple. Cependant, la pratique de l' estime de soi
a beau  être facilitée par le célibat, il n' est pas nécessaire de divorcer
pour apprendre à subvenir à ses propres besoins.
Simplement, il faut revoir ses priorités: qu'allons nous faire pour nous-
mêmes, qu'allons nous abandonner au couple? Ce rééquilibrage ne doit
pas nécessairement aboutir à la destruction du couple.
Le fait qu'un des conjoints sache s' occuper de lui-même ne peut qu'être
bénéfique au couple. Celui qui sait devient un modèle pour l' autre.

       
         Tout le monde ne va pas se mettre à vous aimer passionnément
du jour où vous vous aimerez vous-même.
Mais, à compter de ce jour-là, vous aurez moins de mal à accepter que
les gens ne vous aiment pas. Tout comme vous-même n' aimez pas
tous les gens que vous connaissez, les autres ont le droit de ne pas vous
aimer. Ne perdez ni votre temps ni votre énergie avec ceux auxquels
vous déplaisez. Il y a bien assez de gens autour de vous pour que vous
concentriez votre attention sur ceux qui vous aiment. Et si vous sentez
vraiment que personne autour de vous ne vous aime, vous vous devez
bien une chose: vous aimer davantage vous-même.


       Dans le couple, tout est question d' équilibre, les droits et les obliga-
-tions ne sont pas de mise. Le défi et la stimulation , c' est important: pas
le confort. La croissance et l' élargissement des horizons, c' est
important; pas le statut quo ni l' immobilisme. Permettez à votre conjoint
de changer, laissez-le libre. Les plus beaux couples sont formés de deux
personnes qui savent se détacher l' une de l' autre, c' est-à-dire qui se
laissent réciproquement être ce qu'elles sont. Nous pouvons nous aimer
nous-mêmes sans condition et nous pouvons nous entraîner à aimer notre
 conjoint sans condition. Peut-être n' atteindrons-nous jamais cet idéal, mais
tous nos  efforts en ce sens nous apporteront quelque chose. Si vous éprouvez
le besoin d' être béatement adoré, achetez-vous un chiot. Votre conjoint
ne se soucie pas de vous adorer en permanence.
Renoncez à chercher le seul et unique conjoint " idéal " susceptible de 
vous convenir: il y a autour de vous tout un tas de gens avec qui vous êtes
susceptible de former un couple " sain ".
Mais d' abord il faut commencer par être sain vous-même: ce n'est qu'alors
que vous serez prêts à former un couple sain avec une autre personne


           Pour résumer et répondre à cette question:

- L' idéal  n' existe pas. Nul n' est parfait.
- Vous ne devez pas attendre quelque chose d' une personne 
- Ne cherchez pas, l'  amour viendra en son temps, quand vous
 vous y attendrez le moins
- En cas d' échecs successifs, remettez-vous en question
- Aimez vous vous-même pour pouvoir aimer l' autre.
- Si vous êtes en couple, cultivez votre amour pour l' autre ,
 respectez le jardin secret de votre conjoint et continuez de 
prendre soin de vous- même



                               Soyez le type de personne que vous souhaitez
                                                 rencontrer

dimanche 29 septembre 2013

Pourquoi ne puis-je connaitre d' amour durable ?










                           Cette question est souvent posée par des personnes qui
attendent désespérément quelqu'un qui les aime, qui les accepte telles
qu'elles sont et qui comblent leurs attentes.

                        Ces personnes demandent l' impossible.

     Paradoxe: nul ne peut nous donner ce que nous sommes incapables de
nous donner nous-memes. Si nous nous aimons, si nous acceptons tels que
nous sommes dans l' instant présent et que nous subvenons à nos propres
besoins, nous ne sommes pas à l' affût d' un conjoint qui nous fasse tenir
debout. Nous tenons debout tout seul. Si nous ne tenons pas debout tout
seuls, nous serons attirés par des amours destructrices... et les personnes
qui ont besoin de s' appuyer sur quelqu'un se sentiront attirées par nous.
C' est un peu comme si nous étions des hommes-sandwiches, affublés de
pancartes invisibles à nos yeux, mais visibles aux yeux des autres; ces
pancartes attirent ceux qui portent les mêmes. Si nous possédons l' estime
de nous-memes, nous attirons ceux qui la possèdent également. Si nous ne
nous aimons pas nous-memes, nous attirons ceux qui ne s' aiment pas.

     Les couples heureux  sont composés de gens sains. Jamais l' amour ne
rendra sain des gens qui ne le sont pas.
Si vous attendez de quelqu'un qu'il vous materne et vous rende heureux,
les personnes que vous avez le plus de chance d' attirer sont celles qui
attendent la même chose de vous; les liens qui se tissent entre vous sont de
nature malsaine; vous serez tous les deux enfermés dans un cercle vicieux
destructeur, chacun essayant de faire satisfaire ses besoins par quelqu'un
qui est obsédé par la nécessité de faire satisfaire les siens. Bien souvent, la
seule issue est la séparation. Si vous ne prenez pas l' habitude, avant de
vous lier à un conjoint, de vous occuper de vous-même, il y a des chances
pour  que vous répétiez indéfiniment la même triste expérience.

    On ne nous a pas formé à l' amour. A de rares exceptions près, la
 plupart des couples que nous voyons autour de nous fonctionnent de
manière bancale et détruisent généralement les personnes qui les
constituent. Nos films, nos émissions de télévision, notre musique et nos
 contes de fées entretiennent en nous l' illusion; nous nous attendons à ce
que le conjoint idéal se présente tout à coup; nous en tomberons amoureux
et plus rien  d' autre ne comptera. Ce fantasme ressemble à une drogue:
 quelqu'un  viendra nous arracher aux réalités de l' existence et tout ira
mieux. Si nous croyons à ces légendes fantaisistes, nous nous apercevrons
vite que cette brève euphorie se paie cher. Le naufrage d'un couple n' est
pas anodin, il  est affectivement épuisant et étouffe l' âme. Toutes les
drogues, y compris les vaines amours, détruisent la personnalité. Elles
nous empêchent de nous épanouir et nous détournent de la vie. Nous y
 gaspillons nos énergies, nous y éteignons notre créativité.Mieux vaut être
seul que mal accompagné
De surcroît, la solitude n' existe pas puisque nous avons toujours des
relations avec nous-memes.

    Concentrez votre attention sur cette relation-là; le seul couple dont
vous avez  la maîtrise, c' est celui que vous formez avec vous-même. C' est
le seul qui peut vous aider à changer, le seul qui puisse qui puisse vous
équilibrer et vous recentrer sur l' essentiel.
La seule bonne raison que l' on puise avoir pour former un couple avec
quelqu'un d' autre, c'est de vouloir se partager soi-même avec cette
personne.
Si vous  nouez des relations amoureuses alors que vous vous sentez
indigne d' être aimé, comment pouvez vous attendre de l' autre plus que
ce que  vous êtes capables de recevoir? C' est un peu comme si vous partiez
 à la bataille sans  arme, sans armure, sans entraînement et que vous vous
 attendiez à la  victoire. C' est impossible !


            Vous valez plus que vos amours, et vos amours ne vous 
    procureront  jamais davantage que ce que vous êtes disposé à vous 
                           accorder à vous-même.

dimanche 1 septembre 2013

Qu' est-ce qu' un codépendant ?






         Il y a de nombreuses années, je suis allée voir un psy suite à une
dépression. Après quelques séances , il m'a dit: " Ce n' est pas vous que
je devrais soigner  mais votre conjoint". Sur le moment, cette réflexion
m' a surprise puis j' ai commencé à comprendre le sens de ces paroles.
Beaucoup plus tard, j' ai fait des recherches et je vous livre ici les résultats
de celles-ci et les causes et conséquences de la codépendance.


         Le terme de codépendance a été créé par des éducateurs et des
médecins spécialisés dans la désintoxication des alcooliques et des drogués;
ils se sont aperçus que le conjoint d' un drogué est, lui aussi, malade à cause
de sa proximité excessive avec le drogué et son problème. La drogue des
codépendants, c' est leur rôle de tuteur; souvent, il leur est plus diffi-
-cile de quitter ce rôle qu'au drogué de se débarrasser de son habitude.
Une plaisanterie célèbre explique clairement ce qu'est la codépendance:
           
         Sur son lit de mort, le codépendant voit en un éclair la vie de son conjoint
                             défiler sous ses yeux.


       Une autre façon de comprendre ce concept est la suivante:
le codépendant s' occupe davantage des autres que de lui-même, il se
préoccupe davantage de subvenir aux besoins d' autrui ( tels qu'ils se les
imagine) qu'aux siens propres. A cette fin, il consacre beaucoup de temps
à se mettre à la place des autres pour se représenter ce dont ceux-ci ont
besoin, ce qu'ils pensent, ce qu'ils ressentent et ce qu'il faut faire pour les
changer. Toutes leurs énergies sont focalisées sur ce besoin de changer
l' autre. Le codépendant vit dans un monde illusoire projeté dans l' avenir.
"Si seulement mon Mari/ma femme cessait de faire ce qu'il fait, la vie serait
merveilleuse. Si seulement il changeait, alors je me sentirais bien."
Le malheur, c' est que même si le drogué se désintoxique, qu'il change
effectivement, la vie du codépendant reste toujours embourbée dans
son illusion; il est incapable de fonctionner convenablement sans les
comportements-stimuli qui lui donnaient une raison de vivre. Le
codépendant n' a en général pas la moindre idée de la façon dont il
peut se recentrer.


     Ce qui est délicat, c' est que nous avons tous, peu ou prou, des tendances
à la codépendance. Nous aidons les autres, parfois à nos propres dépens.
Il est facile de se laisser emberlificoter dans les problèmes d' autrui; on
se sent bien quand on materne quelqu'un et qu'on l' aide à tenir debout.
La différence entre être codépendant et être attentif aux autres, ce n' est
qu' une question de degré. Il y a des moments où nous pouvons faire
passer les besoins des autres avant les nôtres, des moments ou nous
pouvons donner beaucoup de nous-memes. Mais il faut que ces périodes
soient brèves et que la situation ne devienne pas chronique. Il nous
faut savoir jusqu'où aller, et ne jamais perdre de vue la façon dont nous
pouvons prendre soin de nous-memes . Il nous faut rester conscient que
ce que nous faisons alors est un cadeau: nous le faisons pour nous-mêmes
et non pas pour changer autrui .
La seule exception à la règle , c' est quand nous devons nous occuper
d' un petit enfant. Nous nous occupons de lui parce qu'il y a droit. Les
enfants sont vulnérables et incapables de subvenir à leurs propres
besoins. Ils dépendent de nous, c' est une question de vie ou de mort.
Nous ne sommes pas codépendants quand nous prenons soin d' un bébé
ou d' un petit enfant. Nous courons cependant le risque de le devenir
quand l' enfant devient adolescent. Des parents avisées sentent quand
le moment est venu de se détacher et de laisser l' enfant se débrouiller
 seul.


       Si vous pensez etre codépendant, si vous estimez avoir, plus que la
moyenne, des tendances à la codépendance, vous ressentez sans doute
beaucoup de rancœur et de colère vis-à-vis de l' autre. Vous
vous sentez probablement obsédé par ce que vous vivez, et
 incapable de vous détacherde votre inquiétude. Si vous constatez que
vous vous souciez davantage de la vie de l' autre que de la votre, faites
vous aider. Vous pouvez vous inscrire dans un groupe de soutien, lire
des livres sur la codépendance, dénicher un éducateur ou un psychologue
 qui connaît la codépendance et entreprendrede vous détacher.

La seule façon de cesser d' être codépendant, c' est de commencer à 
devenir indépendant. Entrainez-vous à focaliser sur vous-même toute l'
attention que vous aviez centrée sur l' autre. Occupez-vous de vous-même
 en priorité. Laissez les autres prendre soin d' eux-mêmes . Si l' autre n' est
pas en mesure de s' occuper de lui-meme, dites lui de s'adresser à un
professionnel. Vous n' etes qu' un amateur dans le domaine de l' assistanat,
remettez votre démission. S' il le faut, laissez l' autre aller son chemin. Vous
 n' êtes responsable ni de sa vie ni de son intoxication.

La seule Vie que vous puissiez Vivre, c' est la Votre.

jeudi 15 août 2013

Qu' est-ce qu' une relation harmonieuse ?






    



        Une façon de représenter la nature des relations  ( notamment 
amoureuses ) entre les êtres humains consiste à imaginer une
ligne droite :



                   Narcissique ---------------------  Saine---------------------  Codépendante
                (toujours prendre)                                             (toujours donner)



         Une relation saine se situe vers le milieu de cette droite, avec une
marge de déplacement vers l' une ou l' autre des extrémités. Dans le
cadre de relations saines, nul n' atteint jamais aucune extrémité et
nul ne reste figé dans  un état donné très longtemps. Nous savons
bien ce qu'est un  individu narcissique: c' est un individu incapable de
 donner quoi que ce  soit, et qui attend des autres qu'ils lui donnent tout.
Il représente  le comble de l' égocentrisme; en général, il n' a pas l'
 intention  de travailler, il préfère manipuler les autres pour que ceux-ci
travaillent à sa place. Le codépendant, c' est exactement le contraire:
ce concept, je le développerai dans le prochain article ( mais oui ! je me
suis déjà fixé  de  nouveaux objectifs ). Le graphisme vous montre que
les relations saines existent quelque part entre le trop donner et le 
trop recevoir.

        Des relations saines comportent également un respect et une 
gentillesse mutuels, vis-à-vis de soi-même et vis-à-vis de l' autre.
Respect et gentillesse sont probablement les deux qualités qui
comptent le plus pour  qu'une relation soit durable. Ces qualités peuvent
être - et sont souvent-  plus indispensables que l' amour lui-même. Si l'
amour est synonyme de  respect et de gentillesse, alors, l' amour est
fondamental. Cependant, ce que nous appelons amour n' est en fait
trop souvent qu'un état de besoin aigu, etde surcroît, nous traitons souvent
 "ceux que nous aimons" sans respect ni gentillesse. Si ce que nous appelons
amour n' est en vérité qu'un ensembled' exigences grimé aux apparences
de l' amour, cela ne risque pas de conduire à des relations saines.
 Un couple équilibré se nourrit aussi de confiance, d' acceptation
, de communication, d' affection spontanée pour l' autre, et de bonne
volonté pour accepter, à l' occasion, de faire des compromis. Il faut reconnaître
 l' autre en tant qu'entité en soi, avec ses propres besoins, ses propres valeurs
et ses propres choix. Il y a en chacun de nous des choses distinctes de
l' autre  et distinctes de la relation amoureuse. Et cela est vrai également
 pour l' autre conjoint .
 Les époux heureux ne sont pas en permanence agglutinés l' un à l' autre.
 Ils ne sont pas d' accord sur tout. Si c' était le cas, de telles unions
deviendraient rapidement étouffantes et ennuyeuses.

   Une raison importante pour établir des relations est le défi que celles-ci
représentent pour nous permettre de croitre et ce nous développer.
Cette croissance et ce développement ne peuvent pas prendre place
dans un  environnement angoissant ou menaçant.  Par conséquent,
un couple équilibré fournit un environnement sain, stable et dynamisant 
au coeur de  ce monde de fous! C' est un havre au coeur duquel nous pouvons
 être nous-mêmes sans fard. Nous y sommes autorisés à exprimer nos
 sentiments, à commettre des erreurs, à nous livrer à des expériences,
à prendre des  risques  et à être chéris tendrement. Des relations saines
ne se contentent  pas de  produire soutien et pitance affective, elles
procurent également une stimulation voire quelquefois, un bon coup
de pied aux fesses.


   Une des difficultés des couples d' aujourd'hui, c'est qu'ils n' ont pas 
sous leurs yeux assez de modèles durables à imiter. Notre civilisation
( conforme au modèle occidental) nous a inculqué que les ingrédients
fondamentaux des  relations amoureuses sont l' attirance sexuelle et le
 soin névrotique de l' autre.
Ce même modèle activiste nous a appris que le but d' un couple, c' est
de faire satisfaire les besoins de chacun par son conjoint. La seule facon
 d' échapper à cet endoctrinement, c' est de reconbaitre un fait
fondamental : le premier couple que l' on peut former- et le plus
 important de tous - c' est celui que l' on forme avec soi-meme. Toutes
 les autres relations amoureuses découlent de celle-là: il est impossible
 d' avoir avec un autre  une meilleure relation qu' avec soi-même.

Personne ne peut vous aimer de la façon dont vous voulez être
 aimé;  personne d' autre que vous ne peut subvenir à vos besoins.


mardi 23 juillet 2013

Qu' est-ce que l' intégration sociale ?








  


 

    Le concept de "social interest" (intégration sociale) a été inventé par
Alfred Adler; il caractérise, en gros, les façons dont nous entrons en
relation avec autrui. Il procède de l' estime de l' estime de soi, qui
caractérise la relation que l' on a avec soi-même. L' intégration sociale
découle naturellement de l' estime de soi , car le besoin de communiquer
avec les autres, de créer des liens avec eux, est un besoin humain. Ce n' est
pas un hasard si j' aborde ces nouvelles questions  relationnelles après
avoir traité les questions individuelles: il est  fondamental d' apprendre
l' estime de soi et de concentrer ensuite ses  efforts sur les questions sociales.
Le modele occidental ne nous enseigne pas à nous aimer nous-mêmes en
premier il saute directement à l' amour des autres. Nous ne saurions aimer
un tiers si nous ne savons comment nous aimer nous-memes . Et nous ne
saurions recevoir l' amour des autres si nous ne jugeons pas dignes d' être
aimés. A partir du moment où nous nous aimons nous-mêmes et savons que 
nous méritons d' être aimés, l' intégration sociale s' acquiert de facon naturelle.
Nous nous comportons tout simplement vis-à-vis des autres comme nous
avons appris à nous comporter vis-à-vis de nous-memes . Nous les acceptons,
nous les soutenons, nous leur pardonnons, nous nous abstenons de les juger
et nous nous en détachons quand cela est nécessaire. Nous ne pouvons en
aucune facon agir ainsi envers les autres tant que nous n' avons pas l'
habitude  de le faire vis-à-vis de nous-memes.

   Pour acquérir l' intégration sociale - c'est à dire avoir des relations saines
avec autrui - nous devons commencer par subvenir à nos propres besoins.
Les bonnes relations avec les autres, claires et nettes, ne sauraient
s' embarasser d' exigences névrotiques, d' illusions et de vaines attentes.
L' intégration sociale ne consiste pas à satisfaire nos propres besoins par
les autres, elle n' a rien à voir avec les relations de dépendance et de
domination. L' intégration sociale concerne notre intérêt pour nos semblables,
la facon dont nous les acceptons et dont nous les encourageons. Nous aimons
les autre, nous échangeons avec eux, nous les soutenons et les comprenons tels
qu' ils sont, sans chercher à les changer ni à nous ingérer dans les décisions qui
 leur reviennent.

     Le fait de s' engager au service des autres constitue un de nos défis 
suprêmes. Nos relations avec eux sont également source de certaines de nos
joies les plus pures. Beaucoup préfereraient renoncer à l' estime d' eux-memes
pour devenir des ermites. Notre préférence est d' acquérir l' estime de
 nous-memes et de vivre au milieu des autres. A priori, cela semble une
tache herculéenne car il nous faut répondre aux questions suivantes:
quand dois-je m' occuper de moi-même et quand dois-je m'occuper des autres ?
Quand peut-on donner de soi-meme sans se vider ? Quand pouvons-nous
recevoir  des autres sans dépendre d' eux ? A quoi ressemblent des
relations amoureuses saines ? Quand devons-nous nous montrer
persévérants, et quand devons-nous faire preuve de détachement ?
Comment cultiver  l' estime de soi quand personne autour de nous n' a
 choisi de le faire, ni  ne se rend compte de ce que cela signifie?


J' espère,  chers lecteurs et amis, que vous trouverez dans les articles qui 
vont suivre les réponses à ces questions délicates.

dimanche 21 juillet 2013

Pourquoi est-ce que je me sens si différent des autres ?




 


     








  Le modèle occidental activiste nous a appris à être compétitif. Notre
éducation et notre instruction nous ont enseigné à insister sur ce qui nous
démarque des autres. On nous a appris à attacher de l' importance aux rôles,
aux façades, au statut social, à l' argent, aux vêtements, aux diplômes- bref,
aux signes extérieurs de succès- des autres et à les comparer avec les nôtres;
tous ces éléments extérieurs nous permettent , vis-à-vis de chaque personne,
de nous sentir soit inférieurs soit supérieurs. Tant que nous avons recours à
ce modèle pour y conformer notre existence, nous observons tout le monde
d' un œil critique; notre œil qui juge n' observe que les différences
qui nous démarquent d' autrui. Quand nous avons  pris l' habitude
de regarder le monde de cette façon pendant des années, nous perdons
de vue les ressemblances qui  nous rapprochent des autres; nous ne pouvons
 plus voir la nature commune que nous partageons. Le fait de
focaliser notre attention sur les différences et non sur les ressemblances
nous conduit tout droit à perdre notre sentiment d' intégration.
Sans intégration, nous  nous sentons perdus, seuls et malheureux.

       Ce que les autres aiment en nous, ce à quoi ils se réfèrent pour
communiquer avec nous, ce ne sont pas nos caractéristiques individuelles
uniques, nos différences; paradoxe: ce sont nos ressemblances. En qualité
 d' êtres humains, nous partageons avec nos frères notre facon de sentir, 
de réagir, notre capacité de comprendre les autres et d' éprouver de la 
compassion commune. Peut-etre ne réagissons-nous pas de la meme facon
que quelqu'un d' autre à un évènement donné, mais nous reconnaissons tout 
de suite l' identité du sentiment.
 Nous sommes uniques dans la façon dont nous nous comportons, mais
 non pas dans la façon dont nous ressentons les choses.
Chacun de nous sait ce qu'est la souffrance même si chacun a des raisons
particulières de souffrir. Nous nous sentons différents des autres quand
nous ne parvenons pas à reconnaître le bien-fondé de la souffrance d'
autrui. Le fait de nier, d' ignorer ou tout bonnement de ne pas percevoir
l' importance des autres, aboutit à l' égocentrisme. En nous percevant
nous-mêmes comme différents, nous sommes incapables de communiquer
sur ce substrat humain que nous avons tous en commun.
 Cela signifie que nous sommes incapables de voir que tous les hommes
 luttent pour donner un sens à ce monde fou et devenir ainsi des héros.
Le fait de se sentir différent et de  concentrer son attention sur ces
différences  aboutit à la solitude.
La plupart d' entre nous se tourne vers les autres pour remédier
à leur solitude. Avoir besoin des autres pour être remis d' aplomb,
c' est la bonne définition de l' égocentrisme.

Nous avons besoin des autres, mais nous ne leur accordons pas de valeur
à cause de leurs différences. Nous construisons nous-mêmes le piège de la
solitude,qui se referme sue nous; nous disons : "J' ai besoin de toi mais tu ne
peux pas m' aider car tu es différent de moi; par conséquent tu ne peux
me comprendre, parce que tu n' as pas fait tout ce que j' ai fait. Ce qui nous
rend unique, c' est notre " expérience " : personne n' a vécu exactement la
même chose que vous, personne ne s' est comporté exactement comme
vous. Donc, à ce niveau, vous êtes effectivement différent de tout le monde.
Mais à un autre niveau, plus élevé, vous souffrez de la même vulnérabilité,
vous partagez les mêmes sentiments que les autres.

C' est cela que signifie  être semblable: partager son humanité.

       La psychologie de groupe est très intéressante de ce point de vue car
 elle permet de constater rapidement nos ressemblances et de les partager.
Les choses qui nous font réagir sont peut-être différentes, mais le fait que
nous réagissions est commun. Nous ne pouvons pas entièrement communiquer
notre expérience, mais nous pouvons exprimer les sentiments qu' elle a
provoqués en nous. Par exemple, personne n' a le même conjoint que moi,
 mais tout le monde peut comprendre la colère que je ressens vis-à-vis de
 mon conjoint, car tout le monde a éprouvé un jour ou l' autre des sentiments
semblables vis-à-vis d' un membre de sa famille. Personne ne fait exactement
les mêmes erreurs que j' ai faite jusqu’ à aujourd’hui mais tout le monde 
connaît la sensation d' avoir fait des erreurs.

Nous pouvons partager notre découragement et notre besoin d' être
encouragés. Nous pouvons partager nos déceptions dans notre lutte pour
 être le meilleur possible.  
Nous sommes semblables par nos bons cotés et par notre besoin
de nous épanouir au mieux.  
Nous sommes semblables  par la difficulté que nous éprouvons à donner
un sens à la vie. 
Nous nous ressemblons par la façon dont nous nous attachons aux gens,
par la façon  dont nous voulons faire du bien autour de nous et
par notre perplexité  quant à la façon de nous y prendre.  
Nous nous ressemblons dans nos  déceptions,nos égarements et nos luttes.



Le fait de reconnaître ces ressemblances crée un sentiment d' appartenance
qui favorise le processus d' acquisition de l' estime de soi. Le sentiment 
d' intégration, le fait de reconnaître nos ressemblances et le fait de 
communiquer  avec autrui sont autant de raisons pour développer 
notre intégration sociale. 











































































jeudi 4 juillet 2013

Pourquoi ai-je tellement honte de demander de l' aide ?













Un des grands paradoxes de notre époque consiste dans le fait que la véritable faiblesse

passe pour de la force et vice-versa. Cela est particulièrement vrai en ce qui concerne les

demandes d' aide. Il faut beaucoup de courage pour reconnaître que l' on ignore quelque chose,

que l' on a peur ou que l' on est perdu.On nous a éduqués à croire qu' il nous faut savoir et que

c' est mal d' avoir peur.

On nous a inculqué que toute forme de demande est un aveu de faiblesse :

"Les hommes ne pleurent pas; les femmes ne se mettent pas en colère; les enfants n'

ont pas droit à la parole "

Nous sommes sensés être forts; maîtres de nous et invincibles. Nous sommes sensés nous

hisser au-dessus de notre nature humaine.

Pourquoi ? Toutes les réponses à ce pourquoi se trouvent dans le moi faible. Nous voulons

paraître bons aux yeux des autres. Nous voulons avoir l' air de ce que nous ne sommes pas;

nous voulons tromper notre monde. Le problème c' est que, en trompant notre monde, nous

nous trompons nous-mêmes. Nous perdons de vue ce que nous sommes et ce que nous

voulons en vérité. Il serait bien plus simple d' être ce que nous sommes, de ressentir ce que

nous ressentons et de ne pas avoir peur de nous montrer faibles à l' occasion.

Paradoxalement, c' est quand nous reconnaissons nos faiblesses que nous faisons preuve de

force, et c' est lorsque nous nions nos faiblesses que nous les étalons au grand jour.

Nul ne peut être parfait, tout le monde a besoin d' aide de temps à autre. Le fait de ne

pas reconnaître cette évidence est une illusion dangereuse. La douloureuse réalité, c' est

que nous sommes, en définitive, seuls, et que c' est à nous qu'incombe la responsabilité de

nous changer; cela, ce n' est pas une illusion. Mais il nous faut des guides pour nous mettre

sur le chemin, nous soutenir et parfois nous encourager à rester sur la bonne voie, la voie qui

nous mène au centre de nous-mêmes. ce n' est pas une faiblesse d'avouer que nous ne

pouvons pas faire cela tout seuls.Ce n' est pas une une faiblesse que de demander de

l' aide. Il peut être utile de nous représenter nos guides comme des agents de la circulation;

ils nous montrent où aller, où nous arrêter, quand redémarrer en toute sécurité, mais ils ne

peuvent pas nous prendre sur leurs épaules pour nous mener à notre destination. Ils nous aident

à éviter de nous engager dans des impasses, ils nous donnent des instructions quand nous

sommes perdus.

 Si vous vous éprouvez le besoin

de vous faire aider mais que vous

craignez de vous faire taxer de

faiblesse, demandez-vous qui vous

trouvera faible.




Chaque personne qui a besoin d' être aidée apporte quelque chose

 la personne aidante. Si vous vous inquiétez de l' opinion des autres,

rappelez-vous que  vous ne pouvez maîtriser ce que peuvent ou ressentent

les autres;  vous n' êtes responsable que de vous-même. Les autre peuvent

 penser ce qu'ils veulent, ils ne peuvent pas vivre votre vie à votre place.

C' est à vous qu' il incombe de prendre le soin de vous occuper de vous-meme,

laissez leur le soin de soin de s' occuper d' eux-memes. Si vous redoutez de vous

sentir faible en demandant de l' aide, faites le meilleur accueil à ce sentiment :

c' est le premier pas dans votre lutte contre le moi faible. Reconnaissez que

vous vous sentez faible, et demandez quand meme.

Vous ferez ainsi preuve de courage. Meme un héros ne se sent pas fort en

permanence; Les moments de grand courage s' accompagnent souvent de

sentiments de faiblesse et d' inadaptation.

« le sentiment que l’homme supporte le plus difficilement est la pitié, surtout

quand il la mérite », écrivait Honoré de Balzac. 

Souvenez-vous : la faiblesse n' est pas un sentiment.

C' est un état d' esprit que l' on vous a inculqué et c' est le modèle dans lequel on

vous a élevé qui est faible. Il n' est pas conçu pour conduire à l' équilibre ou à 

l' estime de soi, il n' apporte pas une méthode positive pour aborder la vie.

dimanche 2 juin 2013

Pourquoi ai-je parfois le désir de mourir ?





         Tout le monde ou presque y songe, à un moment ou à un autre, à la mort comme remède à la
souffrance ou aux réalités de l' existence. Il ne faut cependant pas confondre le désir de mourir et le
droit à mourir qui fait en ce moment débat. Le droit à mourir fera l' objet d' un article futur.
Non, ici, nous évoquerons simplement le sentiment d' en finir avec la vie et ses problèmes.


         Nous souhaitons mourir quand  nous avons  le sentiment d' avoir perdu la maîtrise de nous
-mêmes, ou quand nous avons abandonné cette maîtrise ( dépression ). Quelquefois, nous pouvons
avoir le désir de mourir pour punir  , ou pour  faire de la peine ( vengeance ). Il y a des moments où
 ces sentiments négatifs nous accablent et où tout nous semble désespéré. Nous ne voyons comment
sortir de tout ce négatif, nous nous disons que la mort est peut-être la seule issue. Le désir de mort
est le comble du découragement. C' est précisément la perte totale et le contraire de l' amour de
 soi .

        Ne comptez pas sur moi pour porter un jugement sur ceux qui en arrivent à se suicider. Chacun
est libre de faire ce qu' il veut de sa vie comme de sa mort. Et je serais mal placée pour avoir un avis
critique; mais la force que j' ai maintenant et qui me permet d' écrire sur le bonheur me vient du fait que
j' ai  été faible, que j' ai souffert ,que j' ai baissé les bras, que j' ai été dépressive ... et j' en passe.
Le problème, quand on va voir un " psy " est qu' il a appris des techniques mais qu' il n' a pas vécu
ces sentiments auxquels il doit  être confronté. Souvent, en "faisant mine" de comprendre vos sentiments,
 il passe à coté de ce que le patient attend : du secours  ! Et cet appel doit être décrypté. L' empathie ne
 suffit souvent pas surtout si elle est convenue. Un électrochoc est parfois nécessaire. J' ai vu des patients consulter deux fois, trois fois le même psy pour la même raison : tentative de suicide. J' aurais été ce psy,
je me serais remise en question ..C' est une opinion personnelle.
Je pense cependant qu'il est plus facile  de comprendre , d' aider et de guider quelqu'un qui se
perd quand à un moment de sa vie , on s' est soi-même perdu.
Aujourd'hui, je me suis reconstruite,je me suis retrouvée, j' ai appris à m' apprivoiser et je peux ,
forte de ma nouvelle  énergie aider celles et ceux qui en ont besoin tout en me préservant  moi-même.


       Parfois, la mort semble une solution de facilité; et c' est vrai, c' est probablement une solution
de facilité. Cela ne demande pas de courage de l' adopter; le courage consisterait à emprunter un
 chemin difficile, et à le parcourir alors même que nous ne comprenons pas, que nous ne voulons
pas. Le héros accepte la souffrance, accepte de pouvoir y remédier et fait de son mieux en dépit
de tout. Mais nous ne sommes pas tous des héros ...


      Le désir de mort signifie souvent un désir de maîtriser quelque chose qui ne dépend pas de
 nous.Nous ne savons pas quelles sont nos raisons de vivre, nous ignorons pourquoi nous sommes
 là. Nous ne pouvons avoir aucune vision d' ensemble, nous ne comprenons pas la façon dont nos
vies affectent et influencent celles des autres.Nous ne comprenons pas pourquoi nous sommes tant
affectés et influencés par la vie des autres, leur comportement  Le fait de mourir avant que  notre heure
 soit venue équivaut à rechercher un raccourci; mais quand on prend un raccourci, il arrive souvent
que l' on se perde et que l' on mette, en définitive, plus longtemps à arriver à destination.
Le suicide est peut-être le pari le plus dangereux qui soit car nous ne savons pas quelle est l' étape
suivante. La mort est une fin mais est-ce la fin de la souffrance ? De même que nous nous emportons
nous-mêmes partout où nous allons, de même que nous transportons avec nous nos problèmes
 non résolus où que nous nous rendions, de même il est possible que nous emportions avec nous,
au-delà de la mort, tout notre négatif et toutes nos souffrances quand nous choisissons  le
suicide.

   Le désir de mourir et le fait de focaliser nos énergies vitales sur la mort nous donnent une illusion
de maîtrise et de puissance sur des choses qui nous échappent totalement.
Nous savons que les illusions nous empêchent de vivre pleinement. Aspirer à la mort est
une façon d' échapper à la vie, de concentrer notre énergie sur des éléments extérieurs à nous-
mêmes.

   La mort n' a rien de négatif tant que nous n' essayons pas de la maîtriser. La mort fait partie
du processus naturel de la vie; se préparer à la mort consiste à vivre notre vie pleinement ici et
maintenant. D' une certaine façon, toute notre vie n' est qu'une répétition pour nous préparer
à la mort. Si nous vivons de façon noble, aimante et dynamique, la mort, quand elle surviendra
ne sera pas difficile.
Paradoxe : plus nous essayons de vivre notre vie de façon épanouissante, plus nous ressemblons
au héros que chacun de nous essaie de devenir et moins la mort nous fera peur.
Si nous développons notre force et notre courage dans le cadre de la vie présente, nous
emporterons ces vertus avec nous au moment de mourir. Si nous acceptons les souffrances
présentes, nous nous préparons à accepter tout ce qui surviendra dans l' avenir, quel qu'il soit.
Nous ne pouvons savoir quel est le but de notre vie, pourquoi ne pas nous préparer à toute
éventualité ?



   Si nous nous sentons vraiment découragés et que nous sommes tentés d' abréger nos souffrances
morales par le suicide, cherchons des encouragements.
On en trouve, et vous méritez de mourir au meilleur endroit possible pour vous. Vous méritez
de mourir avec grâce et dignité, sans peur de l' inconnu. Et vous ne pouvez le faire que si vous vous
détachez  de toute illusion de maîtrise. Le vrai courage consiste à être incertain,  effrayé et
dépassé par la compréhension du cosmos, tout en continuant à vivre en dépit de tout.
Une tache héroïque s' offre: vivre votre vie.

                          vous pouvez être un héros aux yeux de la
                  seule personne qui vous accompagnera toute votre vie : vous-même.




s

dimanche 12 mai 2013

Pourquoi ce sentiment de n' être ni ici ni nulle part ?








     Il y a des gens qui apprennent à être peu surs d' eux-mêmes, ce sont des déprimés chroniques,
des codépendants; il y en a d' autres qui concentrent toutes leurs énergies sur l' acquisition de choses
extérieures : ils gâchent tous des années de leur vie sans être conscients ni d' eux-mêmes ni de leur
relation avec leur environnement. Pour ce genre de personnes, c' est un symptôme très courant que
de se percevoir comme ne faisant partie de rien; ils ne se sentent d' appartenance à rien, c' est même
tout juste s' ils sentent qu'ils existent. En refusant de s' occuper de soi, de se mettre à la première
place et de savoir ce que l' on veut et où l' on est, on gomme littéralement son existence. Le sentiment
de n' être  ni ici ni ailleurs reflète de façon significative ce qu'il est advenu de notre estime de nous-
mêmes.
A force d' être décentrés, nous perdons de vue ce qu' est le centre de notre personnalité; à force de
 ne pas être conscients de notre place dans le monde, nous perdons la conscience de l' existence du
monde.


  C' est un sentiment terrifiant que de vivre sans se sentir engagé ni  concerné par ce qui se passe.
On pourrait décrire ce sentiment comme un égarement psychologique. La solution est la même
que lorsque l' on est physiquement perdu; on demande son chemin, on cherche quelqu'un qui
puisse nous guider jusqu'en terrain connu, on reçoit des indications qu'il faut suivre. Puis l' on agit :
on quitte l' endroit où l' on s' était perdu pour se rendre dans un endroit connu. Dans ces situations
où vous êtes psychologiquement perdus, vous serez peut-être contraints de vous rendre dans
un endroit qui vous est inconnu : le centre de vous-même. Dans ce cas, vous ne pouvez pas vous
 retrouver vous-même  vous persistez à rechercher un environnement qui vous est familier.
C' est souvent cela qui vous fait vivre dans le passé : là où vous étiez avant de vous sentir perdu.
Peut-être aussi tentez-vous de revenir au dernier endroit connu, celui où vous étiez juste avant de
 vous perdre.
Mais l' on ne peut revenir dans le passé, on ne peut le reconstituer; si vous parvenez à revenir en
terrain connu, vous ne tarderez pas à vous apercevoir qu' il a changé et que le fait d' y revenir
n' efface pas votre impression d' être perdu. Il n' y a qu' un remède : vous redécouvrir vous-même 
au centre de vous-même

  Tous les chemins mènent au centre, et ce centre, vous pouvez le trouver où que vous soyez.
Une fois que vous l' aurez trouvé, vous n' aurez plus jamais peur d' encore vous perdre
psychologiquement. Vous saurez que vous pouvez vous sentir concerné et engagé où que vous
soyez, car vous le sentirez au dedans de vous.. Suivez les étapes que j' ai suggérées dans un de
 mes articles précédents pour développer votre estime de vous-même. Focalisez vos efforts sur la
vie intérieure. Ne cédez pas à la panique, procédez avec lenteur et vous vous familiariserez vite avec
ce processus de découverte, cette quête de ce que vous êtes en vérité. Plus vous prendrez l' habitude
de l' estime de vous-même, plus vous vous sentirez sur de vous pour devenir vous-même.
Mieux vous vous sentirez centré, plus vous aurez conscience de votre présence et de votre place
dans le monde. Vous commencerez à savoir où vous êtes en permanence, et vous aurez un parfait
sentiment d' intégration même dans un cadre inconnu


 Votre moi intérieur deviendra pour vous un "foyer" confortable et familier.

jeudi 9 mai 2013

Q' est-ce que je suis en train de rater ?





             Un ami de google+ m' a laissé un commentaire sur le fait qu'il avait l' impression de toujours faire
de mauvais choix . Quand nous nous posons cette question , c' est que quelque chose ne tourne pas rond.
Quand nous avons le sentiment de passer à coté de quelque chose, nous nous sentons vides, incomplets, inachevés et peu surs de nous. Cette question signifie souvent que nous souffrons, ne savons que faire.
Nous sommes prêts à changer et à nous développer.
         
       La vie est difficile, douloureuse et pleine de problèmes. Nous avons en nous la capacité de vivre
avec les souffrances et les problèmes, de nous sentir pleins de paix et de joie, bien intégrés. Quand
nous sommes bien enracinés en nous-mêmes, que nous possédons l' estime de nous-mêmes, nous
voyons de combien de miracles la vie est faite. Quand nous vivons sous la tyrannie du moi faible, nous
ne sentons que la souffrance et les problèmes nous accablent.
Nous avons le droit - et le choix - d' être acceptés, de nous sentir aimés et de réaliser notre potentiel;
mais nous ne pouvons demander à la vie des choses extérieures à nous-mêmes et de nous apporter
 tout cela sur un plateau. Nous devons y mettre du notre afin de procurer ce qui nous manque.

       La plupart d' entre nous tendons justement à concentrer nos efforts sur les choses que nous 
sommes incapables de  maîtriser ou de modifier : tout ce qui est extérieur, les problèmes, la souffrance.
Il nous faut apprendre à nous recentrer sue ce que nous pouvons maîtriser et changer.
Quand vous avez l' impression de passer à coté des bonnes choses de la vie, cela vous blesse, vous
en concevez généralement du ressentiment, et vous tentez de chercher en dehors de vous-même la
satisfaction de vos besoins. Apprenez à vous recentrer sur ce que vous pouvez  faire par vous-même, détachez-vous de ce besoin  d' attendre tout des autres. Commencez par accepter le fait que
vous passez à coté de certaines choses.
Recentrez-vous sur votre capacité à prendre soin de vous-même. Au lieu de mettre l' accent sur
vos problèmes, mettez le sur votre capacité à les résoudre. Vous êtes un spécialiste de la résolution
des problèmes. Votre passé regorge de problèmes que vous avez résolus. Vos problèmes d'
aujourd'hui, vous les résoudrez, d' une façon ou d' une autre. Choisissez la manière dont vous
voulez les résoudre et faites de votre mieux. Récompensez-vous pour vos efforts même si vous
n' obtenez pas exactement ce que vous désiriez. Ne vous laissez pas hypnotiser par les
souffrances de la vie, observez plutôt ce que la souffrance  vous enseigne. Rappelez-vous que la
douleur fait partie de la vie et qu'elle est utile à bien des égards. C' est elle qui nous ouvre les
portes du changement. C' est elle qui met votre estime de vous-même à l' épreuve et vous
conduit à une conscience plus précise de ce que vous êtes. La douleur est un extraordinaire
professeur, si vous vous ouvrez à ses enseignements.

     Quand vous avez l' impression de passer à coté de quelque chose, demandez-vous si vous êtes
capable de subvenir à vos besoins. Si vous vous sentez mal aimé, appliquez-vous à vous aimer.
Si vous souffrez de n' être pas récompensé ni reconnu pour ce que vous êtes  récompensez-vous, reconnaissez votre valeur. Si vous vous sentez décentré, si la paix intérieure  vous fuit, commencez
par accepter le stade auquel vous êtes parvenu, entraînez-vous à ralentir votre rythme; prenez
soin de vous-même, aimez-vous. Faites pour vous-même ce que vous espéreriez que les autres
fassent pour vous.
Dites-vous les mots que vous aimeriez entendre de la bouche des autres. Arrêtez de vous tourmenter
pour devenir heureux ou satisfait, contentez-vous de vouloir devenir conscient.
Quand vous convoitez désespérément quelque chose, cette chose nous fuit souvent. C' est encore
un paradoxe : quand vous acceptez d' être là où vous êtes et d' avoir ce que vous avez, vous obtenez souvent ce que vous voulez.


   Vous avez tout ce qu' il faut pour prendre soin de vous-même tel que vous êtes dans l' instant 
présent.
S' il vous manque quelque chose pour vous percevoir positivement, remédiez-y et obtenez tout
ce dont vous avez besoin.
S' il vous manque quelque chose qui dépend des autres ou de facteurs extérieurs, changez vos
priorités et renoncez à diriger vos efforts sur ce que vous ne pouvez pas maitriser.
En définitive, vous n' obtiendrez jamais de l' extérieur ce dont vous avez vraiment besoin.


Comblez-vous vous-même et vous n' aurez plus l' impression qu'il vous manque quoi que ce soit 
dans votre vie.


dimanche 5 mai 2013

Et vous, vous commencez quand ?






      1. Je m’engage à vivre un moment à la fois et un jour à la fois. A vivre chaque jour pleinement et consciemment, en étant et en faisant de mon mieux. Chaque jour est un jour nouveau, une nouvelle
page de vie.



     2. Je m’engage à apprendre une nouvelle chose  tous les jours et à l’appliquer dans ma vie.
J’apprends de mes erreurs, et je m’accorde le droit de me tromper, car c’est la seule façon d’apprendre.
 Je suis patient avec moi-même, et je célèbre chaque réussite, aussi petite soit-elle.



   3. Je m’engage à me connaitre d’avantage par la méditation, par la connaissance de soi, par la lecture
de mon être. J’écoute ma petite voix intérieure, car elle est moi, elle est mon cœur. Mon cœur est ma
pensée profonde, il sait et comprend ce que je veux et ce que je crois véritablement.

mercredi 1 mai 2013

Que du bonheur !



    Aujourd'hui, nous sommes le premier mai et j' en profite por vous souhaiter tout le bonheur
que vous méritez. Je vous offre ces quelques brins de muguet.



                  N' oubliez pas cependant que le bonheur, c' est vous seul qui en avez les clés.

lundi 29 avril 2013

J' en fait tant et rien ne marche : pourquoi ?







     C' est la question souvent posée par ceux qui sont obsédés par l' action . Ils ne peuvent
comprendre pourquoi ils se sentent aussi fatigués et dépassés.Quand l' on ressent cela, il faut se
demander : " Je fais cela pour qui, pour quoi ? " Les réponses sont très probablement: " pour les autres,
 pour obtenir des récompenses extérieures, pour mon moi faible". Le modèle activiste occidental est
tout entier tourné vers l' action, mais agir n' est pas être. Ce sont deux choses entièrement distinctes.
Agir n' est pas être et agir plus vite ne conduit pas davantage à être.
     Le modèle ontologique ne dépend pas de l' agir. D' accord, il y a des choses que nous pouvons
faire afin d' apprendre l' estime de nous-mêmes. Nous pouvons nous dire de nous aimer nous-mêmes,
nous pouvons faire des choix et nous récompenser. Ce sont en effet des actions; elles peuvent nous
faire du bien,mais elles ne dépendent pas de l' être.
Souvenez vous : nous n' avons rien à faire de spécial pour être bien, pour être comme il faut.
Le fait de s' accepter soi-même, tel que l' on est dans l' instant présent , ne consiste pas à faire
quelque chose de particulier: c' est Etre . Au contraire, la prise de conscience de notre personnalité
 intime requiert que nous cessions toute activité.
    

   La différence entre agir et être peut être l' un des concepts les plus difficiles à saisir. On nous
 a appris à faire, faire, faire; on nous a toujours focalisé sur l' activité, la réussite, la productivité.
On nous a appris à apprécier les comportements actifs et dénigrer ceux qui sont passifs.
Quand nous voyons quelqu'un adopter un comportement facile, nous le qualifions souvent de
paresseux, voire de fainéant Avoir l' air actif, cela équivaut à avoir les choses en main , à etre
productif; notre ethique de travail récompense ces attitudes roboratives.
Hélas, on n' apprend pas l' estime de soi par l' activité; on n' apprend pas à être en agissant.
Nous ne pouvons pas faire de l' estime de nous-mêmes, nous devons être en harmonie avec 
cette estime de nous-mêmes.
  Le concept de paradoxe ( voir mon article ) vient ici à notre secours. Si nous voulons quelque
chose, il faut nous en détacher. Il faut faire moins pour obtenir davantage. Il faut ralentir pour
attendre plus vite notre but. Faire quoi que ce soit tend à nous polariser sur un résultat : nous
redevenons obnubilés par un but. Nous replongeons dans le modèle occidental. Faire quoi que
ce soit nous projette rapidement dans l' avenir : et cela nous arrache à l' instant présent et à
nous-mêmes.


    Si vous en faites trop, si vous travaillez trop dur et vous sentez fatigué en permanence, arrêtez-
vous, arrêtez-vous net ! Détendez-vous, prenez trois inspirations profondes et levez le pied.
Recentrez-vous : la priorité des priorités, c' est vous. Dormez davantage, méditez, faites des
exercices de relaxation, asseyez-vous un moment et ... soyez . Je vous apprendrai plus tard toutes
 ces techniques ; quelles que soient celles que vous choisirez , elles ne sont qu'une passerelle pour
que  vous vous sentiez être. Le monde ne va s' écrouler si vous vous consacrez un peu plus de temps.
Il vous faut peut-être revoir vos priorités, décider de réduire un peu vos revenus, choisir une vie
plus équilibrée et vous priver de quelques " jouets ".
C' est votre vie, c' est votre choix. Si vous vivez à cent à l' heure, trop fatigué pour goûter quoi que
ce soit, qu'avez-vous à perdre ?


  Un autre paradoxe intéressant, c' est que nous en faisant davantage quand nous sommes plus
calmes.
Nous nous sentons plus maîtres de nous quand nous sommes reposés et la vie est plus drôle
quand nous vivons l' instant présent. Etre ne signifie pas que nous ne faisons plus rien; être ne
signifie pas que nous nous retirons dans une grotte ou dans une tour d' ivoire.Etre signifie que c' est
nous qui choisissons ce que nous faisons et que nous le faisons bien.
Cela signifie que nous nous occupons de nous et que nous nous accordons des périodes de
" convalescence psychologique " pour récupérer nos énergies que nous consacrons à satisfaire
à nos propres besoins. Du coup, nous disposons d' une force accrue que nous pouvons' librement,
décider de consacrer à servir les autres. Ainsi nous faisons tantôt des choses que nous voulons
vraiment faire, tantôt des choses qui nous plaisent beaucoup moins, mais en sachant pourquoi nous
 les faisons.
Etre, c' est le contraire d' être piégé. Dans le modèle occidental, celui qui gagne la course, c' est
celui qui meurt avec le plus de jouets.
La vie est bien autre chose, et l' on peut toujours trouver le le temps de satisfaire ses véritables
 besoins.


                               OSEZ ETRE

dimanche 28 avril 2013

Vous avez été maltraité pendant votre enfance: pourquoi continuez-vous à vous faire du tort ?





 
 
    La plupart d' entre nous ont été victimes de violences affectives. Beaucoup trop ont même été
victimes de violences physiques, voire sexuelles. On pourrait croire qu' ayant été maltraités par
autrui, nous allons tout faire pour ne pas nous maltraiter nous-mêmes.
Dans la réalité, c' est exactement le contraire qui se produit. Les enfants victimes de violence
tendent à devenir des adultes violents. Cela montre l' influence déterminante de notre éducation 
sur notre personnalité.
On nous enseigne à ne pas nous accorder de valeur, à ne pas prendre soin de nos propres besoins.
A cette première école, nous sommes des élèves zélés; nous avons tendance à nous conformer
 au rôle écrit pour nous; ce rôle prescrit que nous ne sommes pas dignes d' être bien traités, que
 nous sommes " méchants " et qu 'il faut nous punir. Les violences précoces dont nous avons été
victimes nous dépouillent du  respect élémentaire de notre personnalité et nous empêchent de
reconnaître le caractère foncièrement bon de notre caractère. Elles nous enfoncent dans le crane
qu' il y a en nous quelque chose d' abominable dont nous devons avoir peur. La violence nous
apprend à ne pas nous faire confiance, elle nous enseigne que nous ne méritons pas d' être en
sécurité ni aimés. La violence tue notre élan vital et étouffe notre propension à prendre des risques.
Elle nous apprend à réprimer nos propres sentiments, et à manipuler ceux des autres pour subvenir
à nos besoins. La violence est un professeur abominable; le scénario de la violence met en scène
des acteurs qui sont tous perdants et s' entraînent mutuellement dans  un cercle vicieux et dangereux.
Eh bien, ce professeur peut être bâillonné, ce scénario peut être jeté; il y a une issue à ce cercle
vicieux.

     Pour en sortir, il faut commencer par prendre conscience d' une chose : ce n' est pas vous qui
 avez écrit ce scénario, vous n' êtes donc pas tenu de vous y conformer. Ce n' est pas de votre
 faute si vous avez été éduqué de la sorte et vous n' êtes pas responsable des violences que vous
avez subies. Vous ne les méritiez pas. Elles échappaient à votre maîtrise. Vous êtes totalement
 innocent.
Même si vous étiez un enfant " insupportable", vous ne méritiez pas d' être maltraité; aucun être
humain ne mérite çà. La question de savoir qui avait tort ne se pose même pas: c' est votre
agresseur qui avait tort de A à Z. Vous devez accepté le fait que vous êtes une victime, que vous
n' avez rien à cacher et qu'il n' y a rien là de honteux. Vous n' avez pas à vous pardonner quelque
chose qui n' était pas de votre faute. Oubliez tous remords: ce n' est pas vous qu'ils doivent ronger.
Répétez-vous encore et encore: " Ce n' était pas de ma faute ! " jusqu'à   ce que vous soyez
parfaitement convaincu. Cette première étape est vitale.


    Deuxième étape du scénario : reconnaître que vous êtes bon. Peu importe ce que vous avez fait ou
ce que l' on vous a fait : vous êtes bon. Votre nature est bonne, c' est inné. Vous êtes venu au monde
avec et vous quitterez ce monde avec, sauf si vous persistez à la nier et à la contredire avec des actes
erronés. Répétez-vous encore et encore : " Je suis bon " jusqu'à ce que vous sentiez cette évidence
vous pénétrer. Vous saurez d' instinct lorsque votre certitude sera totale. Vous deviendrez
conscient du fait que votre nature est foncièrement bonne et cette certitude est puissamment
dynamisante.
  Une fois que vous aurez franchi ces deux étapes, vous serez prêt à vous soigner. Le processus
de guérison commence souvent par une explosion de colère contre votre agresseur. Cette
colère est bonne et saine, il ne faut pas l' escamoter. Il est naturel d' être en colère: regardez un
peu tout ce que vous avez perdu dans cette affaire ! Peut-être aurez-vous besoin d' un psychologue
pour utiliser cette colère de façon constructive. Il faut que vous la tourniez vers l' extérieur
et non pas vers vous-même; mais il n' est pas nécessaire que vous l'exprimiez personnellement
à votre agresseur. Il n' est pas nécessaire que vous exprimiez cette colère dans des comportements
violents, ce qui vous rejetterait dans un cercle vicieux négatif. Après la colère, survient le
pardon : vous serez à même de comprendre que votre tortionnaire était lui-même prisonnier d' un
cercle vicieux destructeur. Une fois que vous aurez pardonné, vous pourrez lâcher prise.


  La dernière étape consiste à vous libérer de tout programme. Vous êtes responsable de votre
vie, responsable de vos comportements. Si vous continuez vos violences contre vous-même
ou contre les autres, c' est à présent de votre faute, car vous avez le choix. Jusqu'à aujourd'hui
vous étiez pris dans un schéma que vous n' aviez pas mis sur pied. Mais maintenant, vous savez :
dorénavant , vous êtes libre de de vos décisions. Vous n' avez pas - et vous n' aurez jamais -
de bonnes raisons pour vous maltraiter; vous n' aurez pas - et vous n' aurez jamais - de bonnes
raisons pour vous punir ou vous comporter de façon destructrice. Vous pouvez vous aimer,
accepter vos mauvais cotés, vous pardonner vos erreurs, vous défaire de votre douloureux
passé et prendre la vie à bras-le-corps pour réaliser tout votre potentiel. Si vous décidez de
persister à vous faire du tort et à vous comporter de façon destructrice, reconnaissez
honnêtement que c' est votre choix, et non la conséquence de votre triste éducation. Votre
enfant intérieur est à présent votre victime. Cet enfant mérite d' être aimé, d' être traité avec
délicatesse, d' être gardé en sécurité.

Vous êtes le seul qui puissiez compenser les manques de votre passé.


                   Quel but plus beau pourriez-vous vous fixer dans la vie ?

 

vendredi 26 avril 2013

Comment en finir avec l' alcoolisme? La drogue? La boulimie ? Le don juanisme ou la nymphomanie ? La violence envers les autres et envers soi-même ?







    Tous ces excès comportent une relation de dépendance. . Il ne s' agit là que d 'une étude générale ; J'aborderai plus tard les cas spécifiques de chaque dépendance  et traiterai plus en détail tout ce qu'
elles entraînent tant physiquement que moralement.

Nous nous livrons à des excès pour remédier à notre mal de vivre et nous soulager momentanément;
nous essayons de nous sentir plus forts, plus maîtres de nous, tout en échappant à la réalité de nos existences.
Comme ces excès nous donnent le sentiment de notre maîtrise, comme ils nourrissent notre illusion
d' échapper à la réalité, nous avons tendance à réitérer l' expérience. Mais les excès engendrent
toujours des remords, et le remords nous plonge dans un cercle vicieux. C' est comme le serpent qui
 se mord la queue, dont j' ai parlé dans un article précédent à propos du remords. Nous faisons quelque chose dont nous savons pertinemment que c' est mal ou mauvais, nous en éprouvons des remords et ce sentiment de remords est une panacée. Tout d' abord, nous ne sommes pas mécontents de nous sentir coupables; cela veut dire qu' au fond, nous ne sommes pas si mauvais; en effet, on nous a appris que les
"  méchants " n' éprouvent pas de remords. Mais avec le temps, notre sentiment de culpabilité augmente
et le remords nous ronge de façon insupportable. Nous partons alors à la recherche de causes
extérieures pour justifier notre conduite. Nous disons par exemple : " Je n' aurais jamais fait cela si un
 tel ne m' avait pas fait ça", " C' est elle qui me l' a fait faire", ou encore " Ils ne comprennent rien à mon
 cas". Bref, toutes ces rationalisations et ces faux prétextes deviennent bientôt si convaincants et notre comportement se trouve justifié de façon si éclatante que nous récidivons: et c' est parti pour un nouveau
tour du cercle vicieux : dépendance - remords - justifications - dépendance accrue, etc. Et la boucle est bouclée.

  Tous les excès, y compris la violence envers soi-même et envers les autres, ont un point commun :
ils proviennent d' un sentiment d' insécurité intérieure. Ils sont tous des manière d' extérioriser notre
manque d' amour pour nous-mêmes. Nous ne saurions à la fois nous aimer et nous maltraiter
nous-mêmes. Toutes les violences, toutes les dépendances sont d' abord et avant tout égocentriques.
Elles révèlent que la personne ne perçoit le monde extérieur qu' à la lumière de ses propres besoins
insatisfaits. Cela veut dire que son insécurité, son moi faible, sont devenus si exigeants qu' ils en
viennent à dicter de façon aveugle ses comportements.

  Les interventions les plus efficaces pour remédier aux écarts dangereux de comportement consistent à
remplacer le comportement destructeur par un autre comportement, constructifs celui-là. Autrement dit,
 on remplace une " mauvaise " drogue par une " bonne " . Les alcooliques remplacent l' alcool par
des réunions d' Alcooliques Anonymes, les drogués remplacent leurs drogues par un programme en
douze étapes. De même pour la boulimie, la nymphomanie, le donjuanisme et les autres formes d' excès.
Ces comportements destructeurs sont remplacés par un comportement constructif. Le programme de
désintoxication en douze étapes est efficace car il remplit le vide qui se crée quand l' on décide de
renoncer à la drogue; ce programme fournit aux drogués un autre pôle sur lequel focaliser leur attention,
il leur ouvre un local où venir passer leur temps et dépenser leur énergie.
 Il y a autre chose que le groupe de soutien apporte, une chose plus importante encore que de
 remplacer la drogue. Le groupe procure un environnement encourageant, indispensable pour éviter
le découragement dont est nourrie la  dépendance. Ces programmes en douze étapes sont devenus
des modèles de la façon dont on doit s' y prendre pour sortir d' une habitude destructrice. Ils prennent les gens là où ils en sont - des êtres humains en proie à la souffrance - et ils ne leur demandent pas d' être parfaits.
Ils insistent même sur le fait que nul ne peut être parfait et que l' on doit se tourner, avec ses défauts
 et ses dépendances, vers une puissance supérieure. Il n' est pas nécessaire d' être fort pour se
débarrasser  d' une dépendance. Il n' est pas nécessaire de devenir d' abord parfait. Ces programmes
de désintoxication en douze étapes sont remarquables pour apprendre l' estime de soi. Les groupes de soutien de ces programmes constituent une bonne psychothérapie. Malheureusement ils ne sont pas
encore généralisés en France.
Le problème, quand vous allez voir un psychiatre est qu' il va substituer le produit qui vous rend dépendant par des médicaments qui vont vous rendre dépendants ...  On peut se poser la question de savoir quand la médecine française va vraiment prendre la mesure de la bêtise de ces cercles vicieux. Certes , dans le cas
de graves dépressions qui entraînent des actes conduisant à une dépendance ou une dépendance qui
entraîne un grave trouble psychiatriques, la prescription de  médicaments adaptés peut être utile mais
elle ne doit pas être systématique. Pour avoir animé des ateliers de prise en charge de travailleurs alcooliques, je peux vous dire que beaucoup d' entre eux ne présentaient pas de névrose mais qu' ils
avaient simplement besoin d' écoute, d' aide et d' un plan de sevrage. Peu importe les  rechutes, la
personne est prise en main dans sa globalité, sans que l' on ne la juge.
Ces programmes parviennent à vous sortir de la dépendance et des excès qui vous détruisent. En vous acceptant tel que vous êtes  le groupe vous montre comment vous accepter vous-même
. En vous encourageant à donner le meilleur de vous-même, le groupe de soutien devient pour vous une source de motivation pour développer l' amour de soi.

N' hésitez pas à vous renseigner s' il existe près de chez vous, dans votre entreprise, ou dans une clinique des séances de groupe.


dimanche 14 avril 2013

Pourquoi est- ce que je n' arrive pas à dire "non "?








    Cette question est manifestement liée à la précédente, où nous parlions de s' affirmer . Les
 gens qui peuvent difficilement dire " non" ne savent pas ce qu' ils veulent ou ce qu' ils ne veulent pas.
Souvent, ces gens pensent  que "non" est un gros mot, qui fait le vide autour de ceux qui le prononcent.
Quand on est capable de dire clairement " non " et d' agir en conséquence, c' est que l' on a du respect envers soi-même. C' est que l' on est capable de subvenir à ses propres besoins.
Si l' on est incapable de dire souvent " non ", cela signifie que l' on ne sait pas ce que l' on ne veut pas,
et que l' on ne sait pas non plus ce que l' on veut. Ce n' est pas par hasard que les gens trop " gentils "
finissent aigris, perplexes et exploités, sans savoir exactement comment ils en sont arrivés là.

  
   Ce n' est pas un hasard si les gens qui ne disent jamais " non " se retrouvent avec d' autres gens 
qui leur disent rarement " oui ". Ces deux opposés s' attirent irrésistiblement pour former des
couples maudits. Quand l' on n' est pas capable de dire " non ", cela veut dire que l' on n' a pas 
confiance en soi-même.: on ne croit vraiment avoir ni droits ni besoins. Cela signifie que l' on s'
 occupe davantage des désirs et des besoins de l' autre que des siens propres.
Les gens incapables de dire " non " essaient en vain de se mettre à la place des autres, ils s' exténuent
à trouver tous les moyens de s' occuper d' autrui, et, pour cela, ils doivent s' exténuer à comprendre
ce qui motive l' autre. Bref, ils tentent passivement de forcer l' autre à s' occuper d' eux. Cela
ressemble à de la manipulation, et c' en est bel et bien une . Pire en se comportant ainsi, nous
attendons des autres qu' ils se mettent à notre place et sachent ce que nous voulons et ce dont nous
 avons besoin, même quand nous ne le savons pas nous mêmes ! Le coeur du problème, c' est que nul 
ne  peut se mettre à la place d' un autre; dans la tète de chacun, il n' y a de la place que pour
 une  personne: et c' est la personne à qui appartient cette tête là. Chaque fois que vous vous épuisez à
vous mettre à la place de quelqu' un d' autre, vous n' êtes pas à la votre. Vous ne prenez pas soin
de vous-même. Et donc vous ne pouvez pas savoir ce que vous voulez ni ce dont vous avez besoin.


   Mettez- vous à votre propre place et restez-y. Quand vous sentez que vous ne voulez pas faire
ce que l' on vous demande, refusez. N' acceptez de rendre un service qu' à une condition : que vous
soyez sur de faire un vrai cadeau, clair, net et sans condition  Cela signifie que vous voulez vraiment
faire ce que l' on vous demande ou ce que l' on attend de vous, et que vous n' attendez rien,
rigoureusement rien, en échange. est-ce que cela semble égocentrique ? Seulement dans le cas où
vous exigez des autres qu' ils fassent tout pour vous alors que vous refusez de faire quoi que ce soit
 pour les autres.


   Les gens incapables de dire " non " sont en général les plus gentils du monde. Ils font tout pour
 être  bons. Ils ont tendance à confondre " bon " et " gentil ". Ils ont le désir sincère de se rendre
utile et ils ne comprennent pas pourquoi leur système engendre tant de colère et de rancoeur. De
nouveau, la faute en incombe à une éducation défectueuse.
Il y a ici un autre paradoxe : les gens incapables de dire "non "ne  sont en général pas respectés par 
les autres. On finit par penser que leur serviabilité va de soi, on les traite comme des victimes ou,
au mieux, comme des gens peu importants. Au contraire, on a tendance à éprouver du respect
pour quelqu' un qui vous dit " non ", quand la même personne vous dira " oui " une autre fois; ce
" oui " sera davantage apprécié car l' on saura alors qu' il est sincère.


  Entraînez-vous à dire " non ". Le monde ne va pas s' écrouler pour autant. Exprimez clairement
ce que vous ressentez. Cela simplifiera votre vie et celle des autres.


 Vous serez surpris de constater combien les gens respectent un " non, " clair et net, et 
vous  vous sentirez mieux vis-à-vis de vous même si vous êtes dans la vérité et que vous 
prenez soin de vous-même .
                                       Chacun y gagnera.