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lundi 31 décembre 2012

Boone année 2013









    Je souhaite à tous mes lecteurs une belle année 2013 . J' espère de tout coeur que vous trouverez votre

bonheur . Chacun d' entre vous est un être à part et mérite d' être heureux . Rappelez vous que vous êtes

votre propre maître en la matière. Apprendre à être en accord avec soi-même est la première marche vers

un  épanouissement.   Je vous retrouve bientôt ...

                           Amitiés

                                           Edwige

mercredi 28 novembre 2012

Que puis-je pour mon enfant intérieur ? ( Suite )











           
       Après cette petite pause, revenons à "nos moutons " ou plutôt à notre enfant intérieur .
Nous avons vu qu'il fallait reconnaître et accepter notre enfant intérieur. Mais cela ne suffit pas.


    Pour que notre enfant intérieur guérisse, il a besoin d' amour et, comme vous êtes la seule personne qui compte à ses yeux, c' est vous qui devez lui prodiguer. Ce petit monstre tapi au fond de vous-même, qui ne vous donne que des problèmes  qui vous fait des scènes et vous ridiculise aux pires moments, qui vous donne l' impression d'être impuissant, faible et immature, il faut que vous appreniez à l'aimer; pour cela renoncez à toute acrimonie à son égard, cessez de le critiquer et de le punir. Acceptez le, accordez lui votre attention chaque fois que c' est nécessaire. Donnez lui ce qu' il veut quand il veut, et non pas quand cela vous arrange; prenez conscience qu'il vous en veut mais que cette rancoeur disparaîtra un jour . Admettez que ce n' est pas de votre faute s' il souffre. Ce n' est pas vous qui l' avez fait souffrir au départ, et vous ne pouviez rien faire pour lui jusqu'à présent . Abstenez vous de vous traiter avec dureté sinon il croira que vous êtes dur avec lui . Comme vous le savez, tous les enfants se culpabilisent de la souffrance qu'ils voient autour d' eux;  ils croient que c' est de leur faute; ils se sentent responsables. Ils font de leur mieux pour que la situation s' améliore et, si ce n' est pas le cas, ils s' en font le reproche.Votre enfant intérieur croira que c' est de sa faute  si vous devenez un papa (ou une maman) déçu ou que vous baissiez les bras.
Reprenez son éducation à zéro mais sans lui céder. Quand il vous fait son numéro, vous pouvez l' aider à se maîtriser en faisant preuve d' un amour structuré et d' une discipline douce mais ferme . Vous pouvez apprendre la patience à votre enfant intérieur. Si vous sentez qu'il exige votre attention et que les circonstances vous interdisent de tout laisser en plan pour vous occuper de lui, dites lui : "Je t' entends, je vais m' occuper de toi bientôt. Laisse moi faire ce que j' ai à faire, puis nous verrons ça ensemble." Ce faisant, vous entendez le message qu'il vous envoie, vous n' ignorez pas sa présence; cela aide l' enfant intérieur à savoir que vous avez les choses en main et que vous allez vous occuper de lui dès que possible.
Naturellement, il est vital que vous teniez parole, faute de quoi il ne vous croira pas la fois suivante. Soyez ferme et plein d' amour. L' enfant intérieur a besoin de discipline et d' autorité.

   Pour aimer votre enfant intérieur,le plus simple est d' appliquer vous-même tout ce que vous avez appris à faire pour vous aimer vous-même. Autrement dit, traitez le de la même façon que vous vous êtes traité pour pratiquer l' estime de vous-même. Vous apprendrez à vous aimer vous-même et à aimer votre enfant intérieur en même temps. Aimer votre enfant intérieur vous permettra de vous aimer vous-même. Si vous ne pouvez pas ou ne voulez pas aimer votre enfant intérieur, cela vous interdira l' accès à l' estime de vous-même. L' enfant intérieur mal aimé gardera les clés du grenier ( rappelez-vous le début de l' article )et vous en interdira l' accès et vous serez en guerre avec vous-même.

 Une fois que vous décidez d' aimer votre enfant intérieur, que va -t-il se passer ? Plusieurs choses plus merveilleuses les unes que les autres. Votre enfant intérieur se sentira protégé, en sécurité : il cessera de se montrer coléreux et exigeant. Il cessera de gérer votre réserve d' émotions, c' est vous qui aurez la clé du grenier. Vous cesserez d' essuyer les sorties inattendues de votre enfant et vous maîtriserez en profondeur votre comportement.
L' emprise de votre enfant intérieur sur vous-même se relâchera et vous pourrez enfin vous comporter en adulte.
Votre enfant intérieur deviendra ce qu' il est vraiment, juste un tout petit enfant au creux de vous; quant à vous , vous deviendrez plus adulte, plus aimant et plus maître de vos moyens.
Votre enfant intérieur apprendra que, quand il requiert votre attention, il n' a pas besoin de faire des caprices; il lui suffit de demander, et vous vous occupez de lui. Il ne faut pas grand-chose aux petits enfants pour être comblés . Et votre enfant intérieur, heureux et choyé, vous permettra aussi d' être vous-même heureux et choyé, et parfois plus rieur et spontané. Il est extrêmement difficile pour un adulte de donner le meilleur de lui-même alors que dans le même temps il doit faire  taire un galopin de deux ans qui trépigne en lui.
Pensez plutôt à toute la joie et à l' amour que vous inspire cet enfant, lorsqu'il est rayonnant et vous sourit avec amour. Votre enfant intérieur mérite, tout comme vous, d' être aimé. Apprenez à vous aimer tous les deux. La seule chose que avez à y perdre, c' est la souffrance de votre passé .

Bonne fin de journée ! N' hésitez pas à me laisser vos questions ou vos commentaires . N' oubliez pas : vous n' êtes pas seul .

Que puis-je faire pour mon enfant intérieur ?









           Je dois commencer par en admettre l' existence, ensuite reconnaître qu'il souffre, même si je ne comprends pas toutes ses souffrances. j' ai mis longtemps à comprendre ce concept qui me parait évident aujourd'hui et je dois avouer que même la psychothérapie ne m' a pas apporté de solution . J' ai trouvé quelques éléments de réponse au travers de mes lectures et j' ai décidé , une fois le problème  clairement  défini de creuser un peu plus et de vous faire partager mes éléments de réponses. Chacun selon sa personnalité réagit différemment mais nous avons tous des des traits de caractère en commun . Nous avons tous un enfant en nous et si mon enfant intérieur est en souffrance, je dois me souvenir de ce que ressent un  enfant quand il est plongé dans la douleur. Je dois permettre à mon enfant intérieur de se mettre en colère contre moi. Il faut aussi que je sache que ma personnalité ne se limite pas à celle de mon enfant intérieur, et que je suis le seul à pouvoir m' occuper de cet enfant.

        A quoi reconnaîtrez vous votre enfant intérieur ? Il peut être utile pour vous y aider  que vous feuilletiez vos albums de famille, si vous en avez, et que vous y trouviez une photo de vous âgé de moins de cinq ans. Décollez-là, mettez là en évidence dans un endroit où vous aurez l' occasion de la voir souvent. Si possible, portez-la sur vous, et regardez la plusieurs fois par jour. Familiarisez-vous avec la physionomie de votre enfant intérieur.Il n' est pas facile de nier ou d' ignorer quelqu'un que l' on voit tous les jours.
Essayez de vous remémorer ce que vivait vraiment cet enfant. Replongez-vous dans les sentiments qu'il éprouvait pendant son enfance. Remémorez-vous le passé avec les yeux de l' enfant. Souvenez-vous que vous n' êtes plus cet enfant, et que vous ne risquez pas de vous retrouver prisonnier du passé comme l' est l' enfant intérieur. Avant de pouvoir faire quoi que ce soit pour cet enfant, il faut le connaitre le mieux possible.
La prochaine fois que vous réagirez de façon disproportionnée à un évènement quelconque ou que vous vous sentirez impuissant ou dépassé dans une situation donnée, ce sera le signal : l' enfant intérieur essaie de rentrer en communication. Il tente d' attirer votre attention en se servant d' émotions violentes. Ne vous mettez pas en colère contre vous-même (c' est-à-dire contre votre enfant intérieur) quand vous éprouvez ces émotions incontrôlables  Votre colère ne peut qu'ajouter aux souffrances de l' enfant intérieur, et c' est précisément à la souffrance qu'il réagit le plus fort.

     Reconnaissez alors que votre enfant intérieur souffre, même si vous ne comprenez pas toutes ses souffrances.Votre enfant intérieur est furieux, triste, effrayé ou tout cela à la fois , et beaucoup de ses sentiments sont dirigés contre vous. L' enfant sait que vous êtes la seule personne qui puisse l' aider, il est triste et furieux que vous persistiez à l' ignorer. Il est terrifié à l' idée que vous ne viendra pas à son secours, que vous ne l' aimerez jamais de la façon dont il en ressent le besoin. Souvenez vous du fait que votre enfant intérieur n' est qu'un petit enfant dépourvu d' expériences, de compétences et ressources que vous avez acquises, et ce petit enfant porte des souffrances bien trop lourdes pour son age.
Prenez vos distances vis à vis de votre enfant intérieur. C' est vous l' adulte, le papa ou la maman et vous avez tout ce qu'il faut pour "materner" l' enfant. N' ayez pas peur de lui. Rappelez-vous : il n' a de pouvoir sur vous que dans la mesure où vous l' ignorez, où vous niez son existence. Or, il n' en demande pas plus que les autres enfants : il a besoin d' amour, de protection et de sécurité. Vous et vous seul pouvez lui fournir ce dont il a besoin. Si cela vous pose un problème, c' est peut-être le moment de demander de l' aide ...
N' hésitez pas à me poser vos questions !
Vous pouvez commencer à apprendre par l' observation; si vous avez des enfants et que vous les élevez de façon plus ou moins correcte ( personne n' est parfait ), observez la façon dont vous vous y prenez avec eux.
Si vous n' avez pas d' enfant, regardez faire ceux qui en ont. Que font-ils quand un enfant se fait mal? Quand il a besoin d' être rassuré ? Quand il fait un caprice ? Que disent-ils pour calmer l' enfant ? Comment lui expriment-ils leur amour ?

   Commencez à parler à votre enfant. Dites lui par exemple: "Je suis là. Je t' écoute. Je sais que ça ne va pas. Je veux t' aider. Tu n' as pas à t' en faire, je m' occupe de toi. Je ne suis pas en colère contre toi, je comprends. Je t' aime."
Ne vous attendez pas à ce que l' enfant vous accorde sa confiance d' entrée de jeu, voilà bien longtemps qu'il attend : il va vous mettre à l' épreuve avant de s' abandonner. Cette mise à l' épreuve peut correspondre à une aggravation des symptômes qui vous déplaisent. Peut-être, vos émotions vont-elles vous trahir plus souvent que naguère; peut- être croirez vous que votre enfant intérieur n' existe pas car il est complètement prostré, passif et recroquevillé sur lui-même. Continuez à lui prodiguer douceur et attention, il commencera à vous prêter l' oreille. Soyez disposé à vous comporter comme le papa ou la maman "modèle" qu'il a toujours désiré mais jamais obtenu. Même si vous avez eu des parents modèles qui vous ont comblé d' attention et d' amour sans faillir, peut-être que votre enfant intérieur trouve t-il encore  quelque chose à redire à votre comportement.
Mais vous avez un avantage sur vos vrais parents du fait que votre enfant intérieur fait partie de vous, vous saurez exactement quels sont ses besoins, quand ou comment les satisfaire. Vous êtes le papa (ou la maman)
idéal pour votre enfant intérieur  et celui-ci est le seul pou qui vous puissiez être le parent idéal. La perfection n' existe pas dans les relations humaines, mais vos relations avec votre enfant intérieur peuvent approcher la perfection.

Et bien, je vais faire une petite pause avant de continuer ... Je vous conseille d' en faire une également pour "digérer" toutes ces informations ( sourire ...).



   

mardi 27 novembre 2012

Qui est notre enfant intérieur ?









  Ce concept est très important .

 Affectivement, on ne devient jamais "adulte"   Nos sentiments ne mûrissent pas. La colère ou la peine  d' un enfant de deux ans sont les mêmes que celles d' un adulte. la façon dont nous  exprimons nos sentiments peut être mure ou immature, mais les émotions elles-mêmes ne sont pas affectées par le temps.

On peut se représenter l' enfant intérieur comme le magasinier d' un grenier qui contient nos émotions, un magasinier que nous n' avons pas choisi nous-mêmes. C' est lui qui règne sur nos émotions et sur nos besoins tant que nous ne reconnaissons pas les premières ni ne satisfaisons pas les seconds. L' enfant intérieur ne remet pas les clés du grenier à l' adulte que nous sommes tant qu'il ne se sent pas " materné " . Et quel est le contenu de ce grenier régenté par l' enfant intérieur? Toute la souffrance, tous les rejets, toute la solitude, tous les abandons et toutes les peurs de notre vie. Chacune de nos souffrances est soigneusement stockée par l' enfant intérieur.

Comment apprenons nous l' existence de celui-ci ? Au fait que nous réagissons de façon démesurée à certains évènements, chaque fois que notre réaction est disproportionnée, on peut être certain que c' est l' enfant intérieur qui fait son numéro comme un bébé qui fait un caprice. Chaque fois que nous nous sentons dépassés ou sans ressource, c' est l' enfant intérieur qui a pris en main notre comportement. Chaque fois que nos besoins guident aveuglément notre conduite, c' est que l' enfant intérieur exige que l' on s' occupe de lui. Chaque fois que nous nous sentons démunis, désespérés ou complètement accablés, chaque fois que nos sentiments sont inadaptées à la situation réelle, c' est l' enfant intérieur qui hurle son besoin d' attention.

Tout le monde abrite t-il  un enfant intérieur en soi ? Oui. Tous autant que nous sommes, nous avons jadis perçu le monde par les yeux d' un enfant. Et nous avons tous quelques souvenirs de ces perceptions. L' enfant en nous se souvient de son impuissance, de son incapacité à maîtriser le cours des choses.
Cet enfant garde en mémoire d' innombrables injustices; il sait par expérience personnelle, combien il est difficile de s' y retrouver dans ce monde incompréhensible.
L' enfant intérieur connait les solutions à court terme : il sait crier, pleurer et exiger de l' attention ou au contraire devenir passif, se recroqueviller sur lui-même et attendre que l' on vienne à son secours. Si les secours n' arrivent pas, c' est le désespoir. L' enfant intérieur, qu' il réagisse trop ou pas assez, sait qu' il n' a pas la maîtrise de ce qui va arriver. Un enfant intérieur en bonne santé a la certitude que l' on répondra tôt ou tard à ses besoins, et il est capable de patienter avant d' obtenir satisfaction; nombre d' entre nous, hélas, n'ont pas un enfant intérieur en bonne santé .
Et je suis la première à le reconnaître : J ' ai mis longtemps à prendre conscience que la plupart de mes problèmes venaient du fait que je ne comprenais pas ce concept.

La plupart d' entre nous sommes conscients du fait que notre personnalité comporte un certains nombre de facettes correspondants à autant de rôles : l' adulte, l' enfant, le papa ou la maman, le professionnel, etc.
En tant qu' adultes, nous avons tendance à n' apprécier que notre coté mature, et nous nions ou ignorons notre coté puéril surtout quand les réactions de notre enfant intérieur nous font honte.

Qui n' a pas entendu  cette phrase : " Ne fais pas l' enfant ",ou "agis en homme ", ou encore "prends tes responsabilités" . En fait toute notre éducation repose sur le fait que nous devons nous comporter en adultes et réprimer l' enfant qui vit en nous.

Nous parvenons assez bien à inhiber le coté négatif de l' enfant, capricieux et excessif, mais ce faisant, nous inhibons aussi son coté positif, spontané, gai, joueur. De plus, notre enfant intérieur ne se laissera étouffer que momentanément . Il ressurgiras plus fort que jamais au moment où on ne l' attendra pas, et se comportera souvent de manière choquante. C' est un peu comme s'il prenait sa revanche du fait qu'on ne lui a pas accordé l' attention dont il a besoin. C' est ainsi que la plupart d' entre nous engageons un véritable bras de fer avec leur enfant intérieur, sans comprendre cette évidence : l' enfant intérieur règne sans partage sur nos émotions tandis que nous nous acharnons à maîtriser notre pensée logique. Or, nous savons bien, par
expérience, que les émotions ont toujours le dernier mot sur la logique. Si nous ne reconnaissons pas l' existence de notre enfant intérieur, nous nous exposons à de multiples problèmes de personnalité. Alors reconnaissons que notre enfant intérieur fait partie de nous , qu' il peut souffrir de notre non reconnaissance et apprenons à l' aimer.



C' est là tout le "secret " d' un bon équilibre psychologique.

lundi 26 novembre 2012

Comment venir à bout de mon passé ?





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   Il peut sembler impossible de se détacher de son passé : comment se défaire d' une chose qui fait tant partie de soi ? Et d' abord pourquoi s' en détacher ? N'est-on pas ce que l' on est à cause de son passé ? La réponse à cette dernière question, c' est la raison pour laquelle il faut se détacher de son passé. Certes, on est ,dans une grande mesure, ce que l' on est à cause de tout ce qui est arrivé dans le passé . Mais on est aussi davantage que cela : ce n' est que dans le présent que l' on peut être ce que l 'on est. S' accrocher à son passé pour s' affirmer ou se trouver des excuses dans le présent est aussi dangereux que de vivre projeté dans un avenir illusoire. Aucun de ces comportements ne laisse de place à la réalité de ce que nous sommes : aucun ne dépend de nous.

Se détacher de son passé ne signifie pas l' oublier. Vos souvenirs font partie de vous-mêmes, mais ils ne constituent pas la réalité de ce que vous êtes dans l' instant présent. C' est dans le présent que vous pouvez faire des choix, pas dans le passé. Autrement dit, vous ne pouvez pas être tenu responsable de choses qui échappent à votre maîtrise  Et votre passé vous échappe totalement : il est passé. Vous ne pouvez pas retourner en arrière pour le changer. Voilà pourquoi il est important de vous détacher et d' aller de l' avant.
Sous le poids d' un lourd fardeau, vous ne pouvez pas donner le meilleur de vous-même. Laissez tomber votre sac, ouvrez le et triez-en le contenu avec soin. Tachez de séparer le bon  -auquel  vous attachez de la valeur - du mauvais- que vous détestez. Soyez objectif : vous constaterez souvent qu'une chose perçue comme "mauvaise" a eu des effets bénéfiques tandis qu'une autre , appréciée départ comme "bonne", n' a déclenché que  des résultats négatifs. Honorez votre passé; c' est lui qui vous a amené là où vous êtes aujourd'hui . Retenez ce dont vous avez réellement besoin et détachez vous avec amour de tout le reste.
Dorénavant, vous n' avez plus besoin de le transporter sur votre dos partout où vous allez. Autre image : voyez votre passé comme un manteau que vous portiez quand vous étiez enfant; à l' époque il vous allait bien et vous tenait chaud; il vous servait à quelque chose. Mais vous avez grandi, il ne vous va plus et ne saurait vous tenir chaud. Pourquoi continuer à vous en encombrer?

Je l' ai dit plus haut : il est impossible de revenir en arrière pour changer son passé; ce que l' on peut changer aujourd'hui, c' est l' influence qu'il a sur soi maintenant dans le présent. Pour cela,il faut cesser de vouloir faire du passé ce qu'il n' a pas été. Si l' on vous a maltraité, rejeté ou mal aimé dans le passé, cessez de vous faire rejeter, maltraiter ou mal aimer dans le présent. Ce n' est que si vous êtes embourbé dans votre passé que vous continuerez à en répéter les schémas dans le présent. Pour vous libérer de ces schémas, il faut vous détacher. Vous aurez peut-être du mal à vous aimer vous-même si vous ne vous êtes jamais senti aimé; c' est difficile, mais ce n' est pas impossible. Si vous laissez à votre passé le soin d' écrire le scénario de votre vie
présente, prenez en la responsabilité. C' est vous qui vivez votre vie et vous êtes plus que vous étiez naguère. Faites de votre mieux. Détachez vous de tout ce qui vous retient. Soyez libre. Votre passé est une prison mais vous en détenez la clé; vous pourrez en sortir dès que vous choisirez de vous détacher.

La façon la plus efficace de se détacher est peut-être de prendre conscience de l' enfant qui est en nous, et d' apprendre à le materner. Je vous en dirai plus dans les deux articles suivants.

 En attendant prenez bien soin de vous !

dimanche 25 novembre 2012

Comment puis-je apprendre à me détacher ?









 Les questions précédentes ont souligné l' importance du détachement; Détachement de l' insécurité, du remords, de l' angoisse, de la perfection, de la justice, des illusions, des défenses... Cela en fait des choses à abandonner; si nous parvenons à nous débarrasser de tout cela, que nous reste-t-il ?

Il est important d' observer que tous les éléments de cette liste sont relatifs au moi faible, c' est à dire aux sentiments de valorisation que nous attendons de facteurs externes. Ils nous servent à nous protéger de nous-mêmes; ils nous fournissent des prétextes pour excuser nos comportements trop humains  ou rejeter la responsabilité de nos erreurs. Ils nous aident à nous justifier, ils nous empêchent de nous assumer et de nous changer.

Quand nous nous détachons du besoin d' être ce que nous ne pouvons pas être  - c' est à dire parfaits - nous découvrons que ce qui nous reste, c' est notre nature humaine dans sa splendide simplicité, notre bon fond, et notre confiance en nous mêmes  Il ne nous reste que le coeur de notre personnalité, objectif et responsable. Il nous reste aussi la conscience que nous commettons des erreurs, et éprouvons des souffrances bien souvent sans savoir pourquoi. Qu'y a t' il de mal à cela ?

La meilleure façon de se détacher de quelque chose, c' est de le faire avec amour. Abstenons nous de haïr et de combattre ce dont nous avons envie de nous débarrasser. Bien au contraire, reconnaissons pleinement que notre passé, nos remords, nos défenses et nos illusions ont été de bons serviteurs qui nous ont été amenés à être ce que nous sommes, ils ont été utiles puisque nous avons survécu. Ce sont des outils, défectueux peut-être mais des outils quand même : ils nous ont façonnés. Il nous faut à présent des outils neufs et plus performants pour devenir meilleurs. Avant de nous détacher, avant de jeter ces vieux outils, accordons leur le respect qu'ils méritent.

Il est plus facile de se défaire d' une chose que que nous trouvons inutile que d' une autre que nous détestons ou qui nous rend fou de rage. Quand nous haïssons une chose et que nous essayons de nous en débarrasser par la force, elle tend à nous coller à la peau. Quand au contraire, nous nous en détachons avec amour et sans en nier la valeur, elle nous quitte de façon presque naturelle. Un bon exemple de ce processus, c' est une relation amoureuse dont nous nous détachons parce que nous avons mûri  nous parvenons facilement à nous remémorer les bons moments de cette liaison, nous reconnaissons tout ce qu'elle nous a appris. Dans ce cas, il est facile d' y mettre fin et nous nous sentons à l' aise vis-à-vis de nous-mêmes. A contrario, si nous ne pouvons détacher notre attention de la haine et des dissensions associées à cette liaison, celle-ci continue à exercer sur nous une influence dégradante : nous ne sommes pas libres et nous ne nous sentons pas à l' aise vis-à-vis de nous-mêmes.

Honorons les choses dont nous souhaitons nous débarrasser. Examinons les une par une et souvenons nous de l' utilité qu'elles ont eu pour nous. Reconnaissons leur le mérite de nous avoir fait faire un bout de chemin. Disons nous que, maintenant, nous nous sentons assez forts et responsables, que nos besoins ont changé.
A chaque étape de notre développement, nous devons nous détacher et aller de l' avant. Tant que l' on a besoin d' une béquille, c' est bien d' en avoir une à portée de la main; mais quand elle devient inutile, nous pouvons la ranger en douceur. Plus nous développons notre estime de nous-mêmes, plus nous pouvons mettre les béquilles au placard. Une béquille inutile est une gêne  Le détachement est un processus, il prend du temps; il est d' autant plus facile qu'on le pratique avec amour.

jeudi 22 novembre 2012

Pourquoi ne puis je garder mes défenses ?








  Nous avons tous des défenses psychologiques. Elles servent à nous protéger de ce que nous ne pouvons pas assumer. De même que le corps perd conscience lorsqu'il souffre d' un traumatisme (afin de se protéger d'une souffrance excessive) , de même nous élevons des défenses pour nous protéger des souffrances morales accablantes.
La comparaison va plus loin : La perte de conscience ne protège le corps que momentanément; au delà d' un certain délai  le coma devient dangereux  voire mortel; de même l' abus de défenses devient tôt ou tard affectivement létal. Le recours aux défenses crée à la longue une dépendance qui, comme toutes les drogues, nous empêche de rester en contact avec la réalité.


 Que sont les défenses ? Les plus courantes sont la négation du réel, la répression des sentiments, le rejet de responsabilité sur des facteurs extérieurs et l' intellectualisation. Elles nous permettent d' expliquer des comportements que  nous refusons de remettre en cause. Elles nous aident à sauver la face, vis à vis de nous-meme comme vis-à-vis des autres, quand nous sommes incapables de voir ou d' accepter les choses telles qu' elles sont. Elles tendent à masquer la vie et à nous fournir des excuses pour nous montrer désagréables dans nos pensées, nos sentiments ou nos comportements.
Nous faisons appel à nos défenses quand nous refusons de remédier à nos imperfections ou à celles des gens que nous aimons. Elles nous servent à nier que la vie est pénible, que la mort existe, que nous possédons tous un mauvais coté qui nous déplaît. Nous avons recours à nos défenses quand nous sommes acculés à reconnaître que nous ne sommes pas parfaits, que la vie est injuste, que nous nous sentons faibles et sans ressource. Plus nous faisons appel à elles plus nous avons besoin d' elles . Les défenses sont une drogue : elles ne tardent pas à prendre le contrôle de notre personnalité et nous nous apercevons bientôt que nous ne pouvons nous passer d' elles. Elles deviennent une habitude inconsciente.

Quelle est l' antidote contre les défenses ? Comment cesser de les utiliser, alors que nous ne sommes pas toujours conscients de nous en servir ?

- D' abord, prenons nos responsabilités : Acceptons le fait que nous sommes humains et que nous ne saurions être parfaits; il nous arrive de commettre des erreurs, nous avons de mauvais cotés, des ombres qui nous hantent. Nous faisons parfois des choses mal, des choses bêtes et des choses qui font mal. Nous en sommes tous là. Une des grandes ironies de la vie, c' est que, les gens qui nous connaissent le mieux sont conscients de nos limites et percent à jour nos défenses. Une autre ironie, c' est que, une fois que nous reconnaissons l' existence secrète de notre mauvais coté, celui-ci perd la plus grande partie de son empire sur nous.
Se prendre en charge, c' est une façon de reconnaître qu'il nous arrive de commettre des fautes.

- Comme nos défenses fonctionnent pour nous éviter les souffrances de la réalité, la deuxième façon  de se passer d'elles  consiste à accepter la souffrance : Il est inutile de nier, de réprimer ou de justifier abusivement
 quelque chose que l' on admet et que l' on accepte. L' acceptation fournit la force nécessaire pour surmonter la souffrance. Il faut beaucoup moins d' énergie pour reconnaître que l' on souffre que pour nier celle-ci ou intellectualiser ce que nous ressentons. Ce n' est pas de la faiblesse que de ressentir la souffrance : c' est humain.

Une fois que vous vous assumez et reconnaissez que vous ressentez de la douleur, vous vous libérez des exigences imposées par vos défenses. Les mécanismes de défense ne fonctionnent bien dans la mesure où
n' en sommes pas pleinement conscients. Pour qui s' assume et assume ses comportements, point n' est besoin de défenses. En reconnaissant ses faiblesses et en acceptant le caractère faillible de la nature humaine, on se donne la possibilité de renoncer à ses défenses. On cesse d' en  avoir besoin pour se protéger.On devient assez fort pour assumer sa souffrance.

  Devenir conscient de ce que l' on fait et de la façon dont on édifie des défenses, cela fait partie de l' estime de soi. Et l' estime de soi, c' est se défaire de tout ce qui entrave notre connaissances de nous-mêmes, par exemple nos défenses.

mercredi 21 novembre 2012

Qu'y a t- il de mal à se bercer d' illusions ?



 







  Comme je l' ai déjà dit précédemment  il est nécessaire de ne pas vivre dans l' illusion pour pouvoir s' accepter. Pourquoi? Les illusions, les espoirs romantiques, les mythes et les voeux pieux nous cantonnent à une vie pratiquement végétative. On fait appel à eux pour empêcher la réalité de la vie de faire mal.
Ils sont fréquemment invoqués pour ne pas vivre l' instant présent. Sous des dehors inoffensifs, ils sont très efficaces  pour passer à coté de sa vie et de ses sentiments, agréables ou douloureux. On est souvent tenté de faire appel à eux à titre de bouclier pour esquiver l' instant présent. Ils peuvent effectivement nous empêcher de souffrir à court terme, mais c' est bien cher payé: ils nous anesthésient, nous plongent  dans une sorte de stupeur qui nous tient à l' écart de la vie. Quand nous entretenons des illusions pour nous protéger de la souffrance, nous utilisons celles-ci comme des drogues, nous cessons momentanément d' être éveillés, alertes, responsables et conscients de nous-mêmes dans l' instant présent. Bref, nous perdons la maîtrise de nous-mêmes.

 Par définition, les illusions sont des fantasmes; elles ne rendent pas compte de la réalité de notre existence; elles consistent souvent en objectifs inaccessibles; elles nous font perdre un temps précieux et nous empêchent de prendre la vie à bras-le-corps; Si nous passons notre temps à rêvasser à ce que nous voudrions avoir, il nous reste moins de temps pour profiter de ce que nous avons. Notre modèle occidental  ne nous enseigne pas à goûter l' instant présent.; il nous apprend au contraire à concentrer notre attention sur l' endroit d' où nous venons (le passé) et celui où nous nous rendons (l' avenir); dans l' instant présent il n' y a pas de place pour les illusions.

  De même que nous devons nous accepter nous-mêmes, pour nous connaitre, nous devons aussi nous explorer. L 'illusion, c' est facile; les vaines espérances, c' est meurtrier. Ni les unes ni les autres ne nous aident à vivre l' instant présent, et toutes tendent à provoquer des difficultés quand nous sommes contraints d' affronter directement la réalité de notre existence  Si nous entretenons l' illusion que tout ira mieux quand l' évènement X se produira, nous ne sommes guère motivés pour nous retrousser les manches et transformer nos vies. Nous préférons attendre de façon passive qu' X arrive ou bien concentrer toutes nos énergies pour contraindre X à arriver; quand enfin X se produit, il y a toutes les chances pour que nous ne soyons pas plus avancés. Il y a même de fortes probabilités pour que nous soyons dans une situation pire encore, frustrés et déprimés. Les illusions tendent à produire des comportements passifs ou bien le besoin peu réaliste de maîtriser des facteurs complètement hors de notre portée. Elles constituent des façons de nous défaire de nos responsabilités et donc d' esquiver le réel. A causes d' elles, nous gâchons nos instants présents en nous projetant dans  le futur, dans le royaume chimérique des "Et si...?" . Les vaines attentes ressemblent beaucoup aux illusions, elles indiquent que nous vivons dans l' avenir. Les vaines attentes consistent à imaginer quelque chose, bon ou mauvais, qui ne dépend pas de nous. Le temps que nous perdons à rêvasser est perdu à jamais. La seule chose que nous puissions faire pour notre avenir, c' est de vivre quand il deviendra présent.

  Les illusions peuvent être drôles si nous ne les prenons pas au sérieux. Rêver, espérer et tirer des plans sur la comète sont des activités constructives si elles sont fondées sur la réalité du moment. Les visions de l' avenir peuvent se révéler productives et être un moteur de notre existence à condition d' être réalistes et accessibles. Si vous savez que vous allez déménager dans une nouvelle ville dans six mois, vous pouvez rêver ce que sera votre nouvelle vie , et bâtir des projets pour votre déménagement: c' est normal, c' est fondé sur la réalité. Le danger commence quand l' illusion transcende la réalité et l' on commence à rêver que tout va changer du fait - du seul fait- que l' on va déménager. Là, on commence à bâtir de vaines attentes qui ne peuvent conduire qu'à l' échec. Rappel : où que vous déménagiez, vous emporterez votre personnalité avec vous et vos problèmes non résolus aussi. Nul ne peut échapper à soi-même .; il est beaucoup plus simple de s' occuper de soi ici et maintenant que de vivre de chimères. La réalité suffit largement; la vie vaut la peine d' être vécue, et la vie, c' est l' instant présent. Vos rêves d' avenir et vos efforts pour les concrétiser n' amélioreront votre présent qu' à une condition, nécessaire et suffisante: il ne faut pas que votre estime de vous-même repose sur vos succès futurs.

  Parfois, le présent est si douloureux qu'il ne reste qu'un espoir : que l' avenir soit moins pénible. Le fait de savoir que la souffrance passera n' est pas une illusion. Reconnaître le fait que des changements vont se produire et que ces changements aboutiront à une situation meilleure, cela s' appelle l' espérance. Prendre des mesures pour remédier à un présent douloureux, c' est le contraire de nier l' existence du problème.

  Au lieu d' avoir recours à des illusions pour nier la souffrance, il faut au contraire :

- reconnaître que la souffrance existe
-reconnaître que l' on souffre soi-même
-se souvenir que la souffrance diminuera avec le temps
-admettre que l' on sortira grandi d' une expérience douloureuse.

La souffrance fait partie de la vie. Une vie bien vécue comporte une part d' exploration. Illusions, vaines attentes bloquent le processus exploratoire; c' est pour cela qu'elles sont dangereuses . Croyez en chaque chose que vous faites .

lundi 19 novembre 2012

S' aimer , par où commencer ?



   

 





On tombe amoureux de soi un peu de la même façon que l' on tombe amoureux d' une autre personne.

D' abord, on commence par se remarquer; puis on prête attention aux petites choses que l' on fait : ce que l' on dit, la façon dont on le dit, la façon dont on est dans son corps , dont on rit, les choses que l' on aime et que l' on aime pas,etc. On s' accepte soi-même de la même façon que l' on accepte quelqu'un d' autre. On se pardonne ses erreurs, on se complimente pour ses succès, on est gentil pour soi, on se montre indulgent quand on se prend les pieds dans le tapis . On prend en compte ses réussites, on s' en accorde le mérite. On se décerne des compliments et l' on se chuchote à l' oreille des gentillesses que l' on dirait à la personne dont on est amoureux.
On se consacre le temps dont on a besoin, on se console quand on souffre. On se sourit dans le miroir et on se dit chaque jour: " Je t' aime. " Cela risque de sembler un peu bizarre au début; que cela ne vous empêche
pas de le faire !
Vous vous souvenez de la première fois où vous avez dit à une personne que vous l' aimiez?  Vous n' en meniez pas large : vous aviez peur de vous faire rejeter, ou d' avoir à trop vous engager . C' est bien ce qui se passe en général la première fois que l' on se regarde dans le miroir pour se dire : " Je t' aime. " .
Essayez et acceptez ce qui se passe alors. Comme dans une relation amoureuse, cela prend quelque temps avant d' y croire vraiment. Si vous persistez à la dire et à le redire un nombre suffisant de fois, vous finirez par vous en convaincre.

Mais les mots que l' on dit, à soi-même comme à un tiers ne suffisent pas . Il faut aussi adopter un comportement amoureux, et s' y tenir. Une personne ne croira jamais que vous l' aimez si vous vous contentez de le lui dire tout en persistant à l' ignorer, à l' injurier ou à la maltraiter; tout au moins aucune personne de bon sens ne croira qu'on l' aime dans ces conditions; de même vous ne vous convaincrez jamais que vous vous aimez vous-même tant que votre comportement ne se calquera pas sur vos parles.
Il est important de se dire " je t' aime " car on a besoin d' entendre ces mots-là; mais il est important  de se comporter avec amour vis à vis de soi-même dans la, plupart des circonstances ( la plupart mais non pas toutes car nous ne sommes pas parfaits, et nous l' oublions parfois). A propos, il faut distinguer "Je t' aime bien" et  "Je t' aime" tout court. Si vous avez jamais connu l' expérience d' un amour non partagé, vous comprendrez cette nuance : elle est de taille. L' estime de soi équivaut à s' aimer soi-même , quitte à ne pas toujours bien aimer l' ensemble de ses comportements.

 Quand on dit aux gens de se regarder dans le miroir et de se dire " je t' aime" puis de se comporter avec amour vis-à-vis d' eux-mêmes , la plupart se sentent complètement déprimés car ils ne se sentent ni aimés ni aimants. Si c' est effectivement ce qui vous arrive et c' est bien normal les premières fois, ne renoncez pas. La sensation d' amour est une conséquence du comportement d' amour. Un beau jour vous vous regarderez dans le miroir et vous vous sentirez aimé. Souvenez vous qu'aimer est un verbe actif, il décrit une action. S' aimer soi-même est quelque chose que l' on fait et quand on le fait suffisamment, on en ressent la conséquence. Nous sommes maîtres de nos comportements, pas de nos sentiments.

 Vous pouvez dons prendre soin de vous-même tout comme vous pouvez prendre soin d' un tiers. D' abord, demandez vous ce que vous voulez; si vous ne le savez pas, demandez vous ce dont vous avez besoin. Si la réponse est réaliste et envisageable, accordez vous la; dans le cas contraire, trouvez un ersatz réaliste et envisageable et accordez vous le. Donnez vous toujours quelque chose. Rappelez vous votre enfance  quand vous aviez envie de quelque chose d' inaccessible, comme vous aviez vite fait de vous contenter d' une solution de remplacement ! Mais si vous n' aviez rien du tout en échange, comme vous vous sentiez trompé et mal-aimé.! Soyez  donnez vous généreusement à vous-même. Conduisez vous comme si vous vous aimiez; et l' amour ne tardera pas à venir.

mercredi 14 novembre 2012

Comment m' assumer si je ne suis pas d' accord avec moi-même ?







     S' accepter est un processus à la fois mental et comportemental . Comme je l' ai précisé dans la question, certaines techniques peuvent vous aider à enclencher ce processus. Je vous donne quelques pistes :


   1. Cessez de fuir la réalité :   Cesser de penser que vous êtes incapable de vous accepter . C' est parfaitement possible et vous y parviendrez si vous le décidez vraiment


   2. Suspendez tout jugement : Il ne faut pas voir le monde de façon manichéenne. Tout n' est pas tout rose ou tout noir. Apprenez à nuancer; tout n' est pas nécessairement bon ou mauvais, juste ou faux, positif ou négatif.


  3. Reconnaissez l' existence de vos défenses : Ce sont elles qui vous empêchent de bouger . Elles ont eu leur utilité dans le passé mais désormais, maintenant que vous êtes adultes , elles vous entravent .

 
4. Détruisez  vos  illusions : La réalité n' est pas une apparence. La réalité existe, vous même existez bel et bien . Tous les gens autour de vous sont conscients de ce qui constitue votre réalité . C' est maintenant à vous d' être  en pleine conscience.

 
5. Faire appel à des séances d' observation consciente réfléchie : Observez-vous comme les autres vous observent . Aux yeux des autres vous êtes ce que vous faites, non pas ce que vous souhaiteriez faire.
Votre comportement est fondamental, et vous pouvez le maîtriser. Vos sentiments, vos rêves, vos espoirs
et vos désirs ne constituent pas la réalité de votre personne; ils forment simplement une partie de ce que
vous êtes .



   Il y a des tas de choses que nous acceptons sans les comprendre ni y adhérer. La mort, la guerre, la famine,, l' injustice de la vie sont des réalités auxquelles nous sommes confrontés tous les jours.
Nous acceptons ces réalités même si nous ne les aimons pas ou, que, évidemment  nous ne les comprenons
pas. Nous faisons partie d' un tout qui nous dépasse, et notre existence même est la preuve que nous
vivons quelque chose de relativement insaisissable. Peut-être n' aimez- vous pas votre vie, peut- être ne
vous aimez vous pas tout court; peut-être souhaiteriez-vous être quelqu'un d' autre ou être ailleurs. Ces sentiments ne changent rien à la réalité de votre situation; en revanche, vos actes peuvent vous changer..
L' acceptation de soi est un comportement : vous pouvez la choisir .


 L' acceptation n' équivaut pas à la démission ou au renoncement . Il est moins difficile et moins fatiguant
de s' accepter que de se renier : à long terme, c' est beaucoup plus facile; vous vous  apercevrez que l' acceptation libère en vous les énergies dont vous avez besoin pour cultiver l' estime de vous-même et faire de votre mieux en toute circonstance . Ce n' est difficile et bizarre qu'au début .

Souvenez vous : il vous faut réapprendre. Cela prend du temps; au début, cela vous paraîtra déplacé.
Continuez, persévérez. L' acceptation, ça marche avec le temps.


 Une fois l' acceptation acquise, tout devient facile. En effet, si vous ne parvenez pas pas à vous accepter vous-même, vous ne parviendra jamais à vous connaitre. Si vous ne vous connaissez pas, vous ne parviendrez jamais à croire avec confiance ce que vous vous aimez. Ni que vous êtes foncièrement
"aimable" ".

 Acceptez le fait que vous êtes " aimable " . Votre nature est bonne, elle mérite d' être aimée. Croyez-y profondément et vous obtiendrez de vous-même estime et amour.

mardi 13 novembre 2012

Comment m' accepter tel que je suis?








Femme au Miroir1936 - Huile sur toile - 71x91,5 cmFondation Thyssen-Bornemisza, Madrid



            Bon mardi à toutes et à tous . Aujourd'hui nous allons traiter de ce sujet : Comment s' accepter ?


Cette question est sans doute celle que nous nous posons le plus . Et la réponse en est forcément assez complexe mais je vais essayer de vous donner quelques explications: Il faut apprendre à accepter la réalité de notre être, sans nécessairement approuver ni aimer tous nos sentiments, pas plus que tous les composants
de ce que nous acceptons. Cela signifie que que nous pouvons en assumer la totalité -le tout- de notre être
sans donner notre accord ni approbation à chacune de nos caractéristiques. Cela est en contradiction totale avec notre éducation qui voudrait que nous fussions parfaits avant de pouvoir nous accepter et nous approuver.
Je vous explique: En fait nous pouvons bel et bien nous accepter en totalité , dans notre réalité  tels que nous sommes ici et maintenant, sans pour autant approuver chacune de nos parties, chacun de nos rôles  chacun de nos actes.

Accepter n' équivaut pas à comprendre. La plupart d' entre nous ne comprendra jamais toutes les complexités de la vie: guerres, famines, souffrances, mort...; De même  nous ne comprendrons jamais toutes les raisons pour lesquelles nous sommes aussi complexes .

Acceptation n' équivaut pas non plus à changement. Le fait d' accepter la vie ne la change pas; Le fait de nous accepter nous-mêmes ne nous change pas davantage.

Qu'est-ce alors que l' acceptation? Cela veut dire prendre, recevoir de bon coeur, admettre en profondeur.
Il peut être difficile de s' approuver soi-même alors que l' on aimerait être différent; mais pour développer l' estime de soi, il est vital de partir de la réalité et de s' accepter soi-même en totalité.
S' accepter, cela signifie se voir tel que l' on est dans l' instant présent et s' autoriser à être :
"Je suis qui je suis " Et cela suffit simplement pour l' instant.

S' accepter signifie se regarder et se voir, intérieurement et extérieurement, sans se juger . Cela équivaut à
méditer sur soi, à s' observer de façon objective.

Suspendez tout jugement et regardez ce que vous voyez, examinez attentivement ce que vous êtes en réalité
Cette introspection n' est pas facile mais elle est nécessaire.



EXERCICE 1

Une façon de s' y prendre consiste à se mettre nu ( Eh oui ! ) devant d' un grand miroir pour se regarder.
Ce n' est pas aussi simple que cela parait car à moins d' être narcissique, personne n' aime vraiment son aspect physique.  Le but de cet exercice est de s' accepter tel qu'on est non seulement avec ses qualités mais aussi avec ses défauts.
Donc, vous vous regardez droit dans les yeux; Ne détournez pas le regard. Si cela vous arrive, obligez vous à ramener votre attention vers vous-même. Quand vous observerez un détail qui vous déplaît, ne détournez
pas le regard. Continuez à regarder jusqu'à avoir un regard neutre: Vous avez à présent un regard objectif. Continuez à vous inspecter jusqu'à voir au-delà de votre peau, de votre graisse , de la surface de votre corps. Continuez à vous  observer jusqu'à  ce que vous dépassiez les apparences superficielles.
N' ayez pas peur. Vous êtes en train de contempler ce que vous êtes en réalité. Et quand vous avez tout vu,
acceptez. Voilà ce que vous êtes en vérité. Vous observez de belles choses, intérieures et extérieures, que vous souhaitez conserver et d' autres moins belles dont vous aimeriez vous débarrasser.
Vous voyez un etre humain.
N' agissez pas, ne réagissez pas; contentez vous d'observer . Quand vous avez fini, assurez vous  que
ce que vous venez de voir est bien : ni bon ni mauvais, ni faux ni juste, simplement bien. C' est ça l' acceptation

EXERCICE 2

Une  autre façon d' apprendre à s' accepter, c' est de prendre une feuille de papier et de tracer une ligne verticale au milieu. Intitulez la conne de gauche " ce que j' aime chez moi "; intitulez l' autre " ce que je n' aime pas chez moi ". Puis remplissez ces deux colonnes . Prenez votre temps, ajoutez des lignes au fur et à mesure qu' elles vous viennent à l' esprit . De nouveau , n' ayez pas peur. La plupart du temps nous avons tendance à remplir plus facilement la colonne négative que la colonne  négative . La faute en incombe à notre 
éducation. Persévérez jusqu'à obtenir une image nuancée . Si vous éprouvez le besoin de vous faire aider,
demandez à vos parents et amis ou toute personne qui représente pour vous votre modèle.
Puis pensez à une pièce de monnaie. Elle a un coté pile et un coté face . Aucun de ces cotés n' est meilleur que l' autre. Faites la parallèle avec avec les deux colonnes de votre liste: Pour avoir un coté il faut aussi avoir l' autre.
Essayez d' établir le lien entre les deux colonnes. Par exemple, vous aimez votre coté organisé; mais vous n' aimez pas la façon maniaque dont vous abordez certaines choses; Tachez de faire le lien entre les deux: il est impossible d' être parfaitement organisé sans être un peu maniaque.Autre exemple: Si vous êtes fier de votre patience mais que vous avez honte de votre coté lent, tachez de nouveau de faire le lien entre les deux aspects de votre personnalité.
Ou encore, supposons que vous êtes fier de votre générosité, tant matérielle qu'affective; mais vous déplorez que certains profitent parfois de vous. Je prends sciemment cet exemple car ce problème m' a longtemps perturbé. Arrivez vous à percevoir la relation entre les deux?
Cette même caractéristique a un coté lumineux et un coté obscur, un coté que nous aimons et montrons aux autres et un coté que nous regrettons et essayons de cacher.

Pratiquement tous nos "mauvais" cotés ont pour pendant un " mauvais" coté. Si vous ne parvenez pas à trouver le pendant positif d' un coté négatif, faites vous aider. Vous pouvez  me laisser un commentaire 
avec vos cotés positifs et négatifs et je vous aiderai à faire le lien entre eux.
Rappelez-vous que vous ne pouvez pas être parfait, n' oubliez pas non plus de suspendre tout jugement de valeur . Comme il vous est impossible d' être parfait, il vous est de même impossible d' être parfaitement mauvais. Chacun de vos cotés que vous n' aimerez pas a pour contrepartie un coté que vous aimez. Cessez de ne considérer que les points négatifs, acceptez les positifs. Tachez de trouver un équilibre entre les deux.

L' acceptation est le début de tout; c' est la clef du changement. Il n' est pas nécessaire de changer pour s' accepter. Vos modèles, parents ou amis voient vos cotés positifs; en voyant  vos bons cotés , ils vous aideront à les voir vous-même.

N' ayez pas peur: Il y a du bon en vous.

lundi 12 novembre 2012

Quels sont les indices de l' équilibre ?


 







  D'une façon ou d' une autre, nous sommes tous, hormis certains cas bien particulier, plus ou moins équilibrés. La seule chose dont il faut s' inquiéter, c' est de savoir pourquoi nous ne choisissons pas de
nous aimer nous-mêmes , ici et maintenant, tels que nous sommes? Dès que nous décidons de nous former
 à l' estime de nous-mêmes, nous nous plaçons sur
le terrain de l' être et non de l' action.Comme je l' ai déjà dit, dans le modèle ontologique, on ne juge pas, on ne compare pas; on est ce que l' on est , dans l' instant présent. Si vous désirez vous sentir mieux vis-à-vis de vous même, commencez à vous traiter avec amour.
Posez vous en permanence la question :" Comment est ce que je me sens maintenant? ".
Quelle que soit la réponse, agissez vis-à-vis de vous- même avec compassion. Si vous avez le sentiment
que vous vous haïssez, souvenez vous que c' est un choix.

Il est fondamental de distinguer la personne de ses actions. Il est bien plus facile et moins douloureux de haïr son comportement plutôt que de se haïr soi-même. Si vous haïssez votre comportement, essayez de le modifier la prochaine fois. Faites amende honorable et pardonnez vous. Décrispez vous. Avec le temps et
 un peu de pratique ( j' y reviendrai lorsque nous étudierons les techniques possibles pour vous y aider )
vous vous apercevrez qu'il vous est de plus en plus facile d' adopter des comportements positifs, vivifiants
et créateurs d' énergie, et de plus en plus difficile de commettre des actes qui vous mettent mal à l' aise.
Vous aurez de plus en plus envie d' agir d' une façon qui vous comble.  Cela deviendra pour vous une seconde nature : Vous choisirez des comportements qui vous plaisent et renforcent la perception positive
que vous avez de vous-même. Vous vous conforterez dans la maîtrise de vous-même, vous serez de plus
en plus fier de vous,, vous vous sentirez plus équilibré et tout se fera " naturellement" .


dimanche 11 novembre 2012

Quand aurai-je suffisamment l' estime de moi-même?











   Jamais. L' estime de soi n' est ni une denrée ni un but, c' est un processus. Vous ne pourrez jamais
dire :
Voilà: j' y suis arrivé ! Je peux à présent  cessé d' apprendre et de travailler sur moi-même. De telles idées découlent de notre modèle occidental, orienté vers le résultat; elles ne tiennent pas compte de la réalité de l' existence.

A aucun moment de notre vie, il ne nous est possible d' arrêter le temps et de nous figer. C' est comme un héros . Il sait qu'il ne peut changer le monde mais cela ne l' empêche pas de faire de son mieux. La vie est
en soi un défi : Apprendre à s' aimer soi-même est une façon de le relever.

C' est quand tout le monde s' écroulera, que les personnes qui vous aiment vous quitteront, que votre
 illusion de sécurité s' effacera, que vous aurez la certitude d' avoir conquis l' estime de vous-même.
Vous vous sentirez triste, furieux, désorienté et effrayé, mais vous persisterez à vous aimer et à vous
 traiter de façon aimante. Mieux, c' est à ce moment là, qu'il faudra vous aimer davantage.

Vous ne pouvez pas stocker votre estime de vous-même, ni puiser dans vos réserves au fur et à mesure de vos besoins. La pratique de l' estime de soi peut se comparer à l' exercice physique. Si vous faites du sport tous les jours de l' année puis arrêtez pendant un mois,il vous faudra reprendre à zéro ou presque. Votre corps ne garde pas indéfiniment le bénéfice de l' acquis, il ne reste pas en bonne condition si vous cessez de vous en servir. Pratiquer l' estime de soi signifie la pratiquer en permanence. Il est impossible de cesser l' entrainement et de garder la même condition mentale. Vous ne pouvez pas apprendre à vous aimer vous-même, puis cesser tout en continuant à espérer que vous vous sentirez aimé au moment où vous en aurez besoin. Cependant l' entrainement rend les choses plus faciles. Au bout d' un moment, cela devient
une habitude, une seconde nature: Vous vous traitez avec une  bienveillance de plus en plus spontanée,
 vous vous demandez ce dont vous avez besoin et vous vous l' accordez de façon libérale. Tout comme l' exercice physique, c' est le premiers pas qui coûte le plus car on n' a pas l' habitude. Si vous vous entraînez
quotidiennement, il deviendra impossible pour vous de revenir en arrière. Quand on a fait l' expérience de ce sentiment de véritable amour en soi, on désire ne plus le perdre. On n' en a jamais assez, et on ne le perçoit
plus sous l' angle de la quantité mais sous celui de la qualité.






samedi 10 novembre 2012

L' estime de moi me rendra -t- elle parfait ?



 




 Non . Je ne serai jamais parfait : Un homme parfait, cela n' existe pas . le concept de perfection n' est
qu' une illusion dangereuse et  destructrice. Développer l' estime de soi signifie devenir conscient de ses imperfections et les accepter. Mettez vous en paix avec vous-même, faites de votre mieux en toutes circonstances, mais ne vous assignez jamais la perfection comme but.

Dès que vous commencez à vous aimer vous- même, vous devenez plus indulgent vis-à-vis de vous-
même. Vous apprenez à vous traiter avec bienveillance même quand vous commettez des erreurs. Et vous vous attendez à en commettre car c' est le propre de l' homme. Le fait de commettre des erreurs ne vous
empêchera pas de vous traiter avec amour. Vous perdrez l' habitude de vous accabler de reproches, vous apprendrez à vous pardonner et à essayer de trouver une solution différente la fois suivante. Vous
apprendrez à tirer des leçons de vos erreurs: Elles peuvent vous en apprendre beaucoup. Imaginez, si vous étiez parfait, vous n' auriez plus besoin d' apprendre quoi que ce soit: Quel serait alors l' intérêt de la vie?
L' estime de vous-même vous apprendra à rire gentiment de vos erreurs. Elle vous apprendra à assumer pleinement vos actes et vos choix, qu'ils aient des conséquences positives ou négatives. La plupart d' entre nous ont des raisons pour agir comme ils le font.: L' estime de vous-même vous permettra d' admettre que ces raisons sont parfois mauvaises.
Une fois que vous aurez appris l' estime de vous-même ,vous serez profondément touché  par les souffrances
que vos erreurs provoquent en vous- même  et chez les autres. Il est impossible de vivre sans causer de souffrance à quiconque; a fortiori,, il est impossible de mourir sans causer de souffrances. La souffrance est présente dans toute vie, elle en fait partie. L' estime de soi permet d' arrêter cette recherche névrotique de bouc émissaire; elle vous permet de ne plus viser la perfection, d' accepter votre nature imparfaite et les erreurs que celle-ci entraîne. Vous pourrez enfin vous fixer des buts réalistes.

Car au fond, qui a le désir d' être parfait ? Réfléchissez aux conséquences que cela aurait. Quel genre de rapport pourriez vous avoir avec les autres ? Comment pourriez vous les comprendre et, a contrario
qui vous comprendrait ? Que sauriez vous du partage et de la sympathie ? Comment pourriez vous vous interdire de juger ? Quelle solitude, quelle perte de contact avec la réalité! Même si vous aviez la capacité
de devenir parfait, êtes vous sur que vous décideriez de le faire ?

vendredi 9 novembre 2012

L' estime de moi me rendra t' elle heureux ?










   Pas nécessairement . L' estime de soi n' est pas une garantie de bonheur. Elle équivaut à une plus grande conscience de soi, elle apporte un respect profond et durable envers soi et, en fin de compte un grand
amour pour soi. Elle n' aide à maîtriser que nos actes et la façon dont nous nous percevons.L' estime de soi ne rend pas capable de maîtriser ses sentiments. .Le bonheur est un sentiment, il échappe donc à notre maîtrise . Cependant le fait de s' estimer soi-même  induit fréquemment un sentiment de bonheur et de profonde satisfaction intérieure. Souvent mais pas toujours.


De même qu' il est impossible de maîtriser ses propres sentiments, il n' est pas à notre portée de maîtriser ceux d' autrui. N' ayant pas la maîtrise du comportement d' autrui, nous ne maîtrisons pas notre environnement. Etant donné que notre bonheur dépend en grande partie des autres et de notre environnement, nous n' en avons généralement pas la maîtrise.

Il est important de noter que le choix de s' aimer ne change le monde : il ne change que notre monde . Les facteurs extérieurs restent les mêmes mais la façon dont nous les percevons change quand nous acquérons
 l' estime de nous-mêmes. Nous perdons l' habitude d' appliquer notre énergie à modifier des personnes
ou des choses qui nous échappent. Le monde ne devient plus juste, des malheurs continuent de nous
frapper nous-même et ceux que nous aimons. L' ' estime de soi n' empêche pas de ressentir les souffrances de la vie , elle aide à les surmonter. Elle n' élimine pas la tristesse, la colère, voire la peur mais elle donne
la force de se faire confiance.S' aimer soi-même signifie que quoi qu'il arrive, on sait être présent à soi-même comme il convient.



Souvenez vous : L' objectif de l' estime de soi  n' est pas le bonheur mais la paix intérieure, l' équilibre et le sentiment de plénitude. La vie comporte des souffrances; il n' est donc pas réaliste d' espérer vivre et, en même temps, de s' attendre à être heureux en permanence.

jeudi 8 novembre 2012

Pourquoi les livres de développement personnel ne m' aident-ils pas?

   

   









Vous avez du lire un de mes articles concernant l' estime de soi et sans doute remarqué que je n' avais
pas mentionné la lecture de livres, de magazines ou d' articles traitant du développement personnel.
Cette omission peut vous paraître d' autant plus étrange que ce blog traite de ce sujet. En fait il y a trois raisons à cela.



 - 1 ère raison :   La plupart des personnes les lisent pour trouver une recette miracle . Ils espèrent y    trouver la réponse qu' ils assimileraient au fur et à mesure de leur lecture.
Certes la plupart des livres de développement personnel apportent des réponses sous une forme ou une autre mais l' estime de soi est intrinsèquement une expérience; cela se vit, cela se pratique: On ne saurait l' apprendre au moyen d' une simple lecture.
L' estime de soi ne s' acquiert pas de façon passive, mais de façon active et concrète. Seule la pratique permet de l' intérioriser. Nul ne peut vous en faire cadeau et nul ne peut l' acquérir en apprenant - par exemple  par la lecture - comment un tiers l' a acquise. Cela ne veut pas dire que les livres ou tout autre support traitant du développement personnel sont sans valeur, je pense personnellement qu' ils ont leur
utilité, sans quoi je n' écrirais pas ces articles ici : mais leur seule utilité consiste dans le fait qu' ils
proposent des outils. Leur simple lecture ne suffit pas. Il peut être intéressant d' y découvrir que l' on n' est
pas seul, que d' autres personnes ont vécu la même situation, qu' elles ont appris à changer et que le changement est possible. C' est un encouragement qui favorisera la persévérance . 
Le livre ne peut pas effectuer le changement : La plupart des lecteurs dépensent leur argent et dévorent
 un tas d' ouvrages dans l' espoir que, arrivés au point final, ils se retrouveront changés comme par enchantement. Le livre ou tout autre support indique seulement la façon dont le lecteur peut s' y prendre
 pour changer, façon qui s' est révélée efficace pour d' autres personnes , mais le livre ou tout autre support  ne peut pas changer le lecteur. Personne ne peut le faire. C' est une tâche personnelle dont chacun a l' apanage.

 - 2  ème  raison : La plupart des livres ou tout autre support traitant du développement personnel n' atteignent pas leur but car ils mettent la charrue devant les boeufs.; ils prennent le changement comme
possible. Ils parlent de la façon de se changer, de voir les choses différemment C' est le même concept
 qui conduit à suivre une psychothérapie.Ce qui manque, c' est la notion d' acceptation.
Paradoxe : Pour changer il faut commencer par s' accepter tel qu' on est.
Or, il est particulièrement difficile de s' accepter tant que l' on est obnubilé par la nécessité de changer.
Il est bien plus facile de dire : " Je m' aimerai...
- quand j' aurai perdu 15 kilos
- quand j' aurai ce qu'il me faut
- quand j' aurai changé .."
Le fait de se concentrer sur le changement équivaut à se cogner la tête contre le mur pour passer dans la pièce voisine. En s' acceptant soi-même, on prend un pas de recul par rapport à ce mur, on observe la
situation sans préjugé et l' on finit par apercevoir la porte.
L' acceptation, c' est la porte dans le mur . C' est elle qui rend le changement possible .
L' acceptation, c' est la condition sine qua non du changement. Or les livres ou articles de développement personnel, c' est en général ce mensonge erroné véhiculé par les médias et des auteurs qui surfent sur un
modèle en vogue : Avant de commencer , il faut changer pour s' accepter.

- Voilà qui nous amène à la 3 ème  raison : Un livre ou tout autre support de lecture ne saurait à lui
seul fournir un environnement encourageant et compréhensif. Nos modèles  qui nous acceptent tels que
nous sommes dans le présent peuvent nous aider à nous accepter nous-même.
Ils peuvent nous procurer ce regard extérieur qui nous aidera à nous voir sous un jour nouveau et
trouver la porte du changement.
Je l' ai dit plus haut : Nul ne peut faire le travail de fond à votre place, et l' apprentissage de l' estime de soi
peut être douloureux . Un environnement amical favorisera votre changement. Les livres ou articles dé développement personnel, y compris celui que vous êtes en train de lire peuvent jouer un rôle complémentaire dans votre apprentissage . Au mieux, ils peuvent constituer un outil - parmi  d' autres  -
mais ne sauraient être l' outil unique qui vous octroierait l' estime de vous-même.

En conclusion : Je vous offre mon amitié pour vous permettre de vous sentir à l' aise . Je vous donne des clés. A vous de trouver la bonne porte ...
J' envisage  d' ouvrir un forum de discussion pour être plus proche de vous et vous permettre de vous exprimer, de vous poser, de vous affirmer , d' être entouré de vous accepter et d' arriver à ouvrir des
 portes . Qu' en  pensez vous ? Merci pour vos commentaires .



   

mardi 30 octobre 2012

Comment surmonter un souvenir douloureux ?





      Voici une méthode toute simple qui marche très bien. 



   Nous avons tous de mauvais souvenirs . Ils font partie de
 l’expérience de vie, c’est ainsi, et cela n’empêche pas d’avancer.
 Ou tout du moins, cela ne devrait pas empêcher d’avancer.
 Or parfois, suite à un évènement vraiment désagréable, nous nous 
 retrouvons  avec un souvenir qui s’incruste. On y repense sans arrêt et,
 pire encore,  il revient avec son émotion désagréable. A la clé un impact 
 négatif non  négligeable sur la qualité de vie. 


                                   Comment faire ?


 1 ) Installez-vous confortablement et relaxez-vous.
 2) Repensez à la scène douloureuse et laissez monter l’émotion
 3) Quand celle-ci devient pénible :
        - levez-vous et marchez
    - ce faisant, soufflez, puis inspirez un petit peu, restez en apnée deux secondes, puis soufflez lentement

    - reprenez une respiration normale et comptez à rebours de sept en 
    sept à partir de cent jusqu’au retour du calme

 4) Revenez vous asseoir et recommencez ces trois étapes jusqu’à 
          l’apaisement de l’émotion douloureuse.



                        
                                       



               Comment expliquer que cela fonctionne ?




Cette technique doit son efficacité à ce qu’elle s’appuie sur plusieurs phénomènes distincts, à la fois neurologiques, physiologiques et psychologiques. 
En premier lieu elle utilise le symptôme, c’est-à-dire  le fait que vous 
ne pouvez vous empêcher de penser à la scène douloureuse.  
En cela elle est plus maligne que de s’empêcher d’y penser 
(ce qui aggrave la situation) ou de laisser  défiler les pensées 
sans s’y attacher (techniques de méditation de type “ pleine 
 conscience”). 
Elle est donc une excellente alternative.
   
    La technique de respiration qu’elle contient induit une relaxation par
   un  effet neurologique.  Cela permet d’expérimenter  la scène 
   douloureuse  dans un contexte où les manifestations émotionnelles  
   douloureuses  (augmentation  du rythme cardiaque et respiratoire)
   sont absentes. 

    La tâche de compte à rebours pour sa part demande beaucoup 
  d’attention, ce qui bloque la rumination de la scène par saturation de
  la mémoire de  travail. La technique permet de se confronter à la 
  situation douloureuse  de façon contrôlée, et non plus de façon subie. 
  Ainsi cela change la  représentation du souvenir puisque l’on passe 
  d’un souvenir envahissant à un souvenir que l’on choisit ou non 
  de revivre.

    Enfin, la confrontation répétée à la scène douloureuse incite notre 
   cerveau à réagir émotionnellement de moins en moins fort. Imaginez par 
   exemple que vous vouliez sauter d’un plongeoir de dix mètres. Plutôt que 
   de  rester au bord en regardant le vide, regardez-le, puis tournez le dos et 
   faites un calcul mental, puis regardez-le, puis tournez-le dos, etc. 
   Cela fonctionne très bien : c’est le phénomène d’habituation.
   
    Initialement stratégie de choix auprès des personnes souffrant de
    phobies, la désensibilisation est en fait intéressante dans de très 
    nombreuses situations de souffrance émotionnelle.

 ATTENTION !  Ne  pas à utiliser en cas de stress post- traumatique
 C’est-à-dire si le souvenir envahissant vous submerge totalement
 en vous coupant du réel et vous plongeant brutalement dans la scène.
 Ce cas relève d’autres approches et d’une prise en charge effectuée 
 par un professionnel. Dans toutes les autres situations de souvenirs 
 douloureux, n’hésitez pas  à utiliser la désensibilisation, c’ est efficace. 

 Alors testez la et dites moi ce que vous en pensez ...